Tendance. Au Brésil, la “révolution” végétarienne est en marche

The New York Times (New York)
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Au Brésil, premier pays exportateur de viande au monde, végétariens et végétaliens sont de plus nombreux et de mieux en mieux servis par une multitude de start-up spécialisées dans l’alimentation non carnée.

Voilà quelques années, arrêter de manger de la viande était impensable pour la grande majorité des Brésiliens. Ce n’est plus tout à fait le cas, rapporte The New York Times. En 2018, ils étaient déjà 30 millions, soit 14 % de la population du pays, à se déclarer végétariens ou végétaliens :

Alors que le pays reste le plus premier exportateur de viande au monde, les supermarchés brésiliens proposent désormais des aliments à base de protéines végétales à côté de la viande rouge, de la volaille et du poisson. Et dans les quartiers chics des grandes villes, les restaurants servent des plats gastronomiques sans viande à une clientèle moderne et décontractée.”

Adieu la Feijoada, bonjour le hamburger végétarien !

“Nous sommes en pleine révolution”, confirme Bruno Fonseca, l’un des cofondateurs de New Butchers, une start-up spécialisée dans les hamburgers végétariens et autres substituts de blanc de poulet.

Cette année, Outback Steakhouse, l’une des chaînes de restaurants les plus populaires au Brésil, a lancé un hamburger à base de brocoli et de chou-fleur. JBS, une des très grandes entreprises brésiliennes du secteur agroalimentaire, leader mondial de la transformation de viande, a lancé une gamme de produits végétariens imitant la texture et la saveur de la viande.

La peur des maladies cardiovasculaires, en recrudescence dans le pays, tout comme l’obésité et le diabète, n’est pas pour rien dans cette “révolution”. L’exemple donné par quelques personnalités très populaires joue également un rôle, explique le New York Times. Ainsi le vidéaste Felipe Neto, dont la chaîne

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