T'en fais pas, j'suis là : Samuel Le Bihan dans un rôle sur mesure de père d'un enfant autiste

Laetitia Reboulleau
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Ce lundi 26 octobre, les téléspectateurs pourront découvrir un film des plus poignants sur France 2. Dans T'en fais pas, j'suis là, Samuel Le Bihan se glisse dans la peau de Jonathan, un père dont le fils est atteint d'une lourde forme d'autisme. Un rôle qui colle à la peau de l'acteur, lui-même père d'une petite fille autiste.

Le sujet de l'autisme est difficile à traiter. Le spectre de ses formes est large, certaines sont encore méconnues du grand public, et il est essentiel d'en parler, afin de lever le voile sur une situation plus complexe qu'on ne pourrait le penser. Pour ce faire, la fiction joue un rôle essentiel afin de toucher le plus grand nombre de personnes possibles. Et c'est précisément ce que s'apprête à faire le film T'en fais pas, j'suis là, diffusé ce lundi 26 octobre sur France 2.

Un film à l'histoire des plus touchantes

Dans ce long-métrage qui met en scène Samuel Le Bihan, l'acteur incarne Jonathan Rivière, avocat star, mais père absent d'un enfant de 12 ans. En quelques mois, sa vie va changer : alors que l'autisme de son fils est mis à jour par des professionnels de santé, son ex-épouse est victime d'une rupture d'anévrisme. Le carriériste, égoïste et démissionnaire va devoir apprendre à devenir un père digne de ce nom pour cet enfant qui a besoin d'une attention toute particulière.

Le réalisateur Pierre Isoard reconnaît que le film est parfois dur à regarder, en dépit des scènes de tendresse et d'humour qui l'émaillent : "C'est une histoire romancée mais on ne peut pas tricher, on ne peut pas dire aux gens que 'finalement l'autisme c'est pas si terrible'." A la fin, "il n'y a pas de happy end, mais deux personnages qui se sont rencontrés", a-t-il confié à France TV Info.

Un rôle fait pour Samuel Le Bihan

S'il s'est lancé corps et âme dans ce long-métrage, c'est parce que Samuel Le Bihan connaît bien le spectre de l'autisme. Il a longtemps gardé le secret à ce sujet, mais sa fille, âgée de 8 ans et dont il a la garde, est elle-même autiste. Il a même écrit un livre à ce sujet : Un bonheur que je ne souhaite à personne. Ce dimanche 25 octobre, il était présent sur le plateau de 20h30 le dimanche pour évoquer son rôle, et en a profité pour livrer de rares confidences sur sa situation : "L'autisme est un handicap invisible. C'est la personne que vous croisez dans la rue, qui a des attitudes un peu bizarres, qui parle tout seul, qui a des gestes étranges et dont on a envie de se moquer, c'est ça aussi l'autisme." D'où l'intérêt de bien s'entourer : "Le socle c'est la famille, mais la famille au sens large. Les amis, l'entourage, c'est essentiel parce que ça vous isole socialement aussi parce que votre enfant fait des crises, on ne peut pas aller partout, on ne peut pas voir tout le monde."

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