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“Telk Qadeya”, l’hymne viral de la cause palestinienne

Elle est devenue un véritable hymne. En trois mois, la chanson Telk Qadeya (“C’est une cause”, en arabe) a récolté 3 millions de vues sur YouTube.

Le message de ce morceau du célèbre groupe égyptien Cairokee a fortement résonné dans les pays arabes, car il exprime “la solidarité avec la cause palestinienne et souligne le deux poids, deux mesures de Washington, qui ferme les yeux sur la détresse des Palestiniens”, selon le site d’informations égyptien Ahram Online.

Les paroles de la chanson ont été largement reprises par les internautes, en particulier par des Palestiniens, choqués par l’inaction internationale face à la guerre brutale menée dans la bande de Gaza par Israël, armé par les États-Unis, depuis les attaques du 7 octobre.

Plus de 31 000 Palestiniens ont été tués en cinq mois, selon les chiffres du Hamas. Parmi eux, plus de 5 350 enfants, souligne l’Unicef.

“Vous prodiguez votre gentillesse et votre compassion en fonction de la nationalité des victimes”, lance ainsi le chanteur Amir Eid, dénonçant l’hypocrisie des pays occidentaux.

Les visuels accompagnant Telk Qadeya soulignent aussi la dualité des États-Unis, analyse Ahram Online :

“On y voit une statue de la Liberté à deux visages. D’un côté, le symbole de liberté, de justice et de démocratie connu dans le monde entier ; de l’autre, une femme coiffée des cornes du diable.”

Fondé en 2003, le groupe de rock Cairokee est connu pour ses chansons très engagées, comme celle qui l’a rendu populaire en 2011, lors du soulèvement égyptien, Sout Al-Horeya (“Le Son de la liberté”).

Telk Qadeya s’inscrit dans cette lignée. Depuis sa sortie, le 30 novembre 2023, “le titre est largement partagé sur les réseaux sociaux. Les Gazaouis, notamment, ont visiblement adopté ce morceau, qui leur est consacré”, relate le site panarabe The New Arab.

Outre le deux poids, deux mesures des Occidentaux, les paroles “dénoncent aussi leur propension à se gargariser de leurs luttes sociétales – autour des questions de genre, de racisme, d’écologie –, symboles d’une évolution des mentalités perçue comme l’apanage de l’Occident, tout en restant indifférents au sort de ceux qui ne font pas partie de leur sphère culturelle”.

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