Une "taupe" des Russes au cabinet du ministère français de la Défense en 2017, selon un ex-chef de la DGSE

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Le siège de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), le 4 juin 2015 à Paris - Martin BUREAU © 2019 AFP
Le siège de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), le 4 juin 2015 à Paris - Martin BUREAU © 2019 AFP

Le récit semble toute droit sorti d'un roman d'espionnage. Une "taupe" au service de la Russie officiait au sein du cabinet du ministère français de la Défense, selon l'ancien directeur du service de renseignement extérieur (DGSE), Bernard Bajolet, témoignant dans un reportage diffusé dimanche soir sur la chaîne France 5.

"Tout ça, c'est terminé"

Interrogé sur des informations faisant état d'un espion au service de la Russie travaillant pour le cabinet du ministre d'alors, Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, Bernard Bajolet affirme dans ce documentaire consacré au président russe Vladimir Poutine: "En effet, quand j'étais directeur général de la sécurité extérieure, je l'avais fait remonter" à l'exécutif.

"Dans les années précédentes on disait 'tout ça c'est terminé', après la Guerre Froide, on n'a plus à perdre son temps contre des espions qui n'existent plus (...) la priorité ce sont les affaires de terrorisme, mais pour autant, on voit bien que les activités d'espionnage n'avaient pas du tout cessé, et que les moyens que mettent les Russes, les Chinois, mais aussi d'autres, les Américains, ne nous voilons pas la face, n'ont jamais été aussi importants".

Cette information avait été relayée à l'époque par le média français en ligne Mediapart, selon lequel un espion du GRU, le service de renseignement militaire russe, avait recruté une "taupe" au sein du cabinet de Jean-Yves Le Drian lorsqu'il était ministre de la Défense sous la présidence de François Hollande.

Article original publié sur BFMTV.com

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