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Le tarif des courses en VTC risque d’être un peu plus cher en 2023

Des négociations pourraient permettre de définir un nouveau tarif minimum d’une course pour les chauffeurs VTC. Ce qui devrait également faire évoluer le prix pour les utilisateurs (photo d’illustration).
TOLGA AKMEN / AFP Des négociations pourraient permettre de définir un nouveau tarif minimum d’une course pour les chauffeurs VTC. Ce qui devrait également faire évoluer le prix pour les utilisateurs (photo d’illustration).

Un accord est en préparation entre les syndicats de chauffeurs et les plateformes telles que Uber. L’objectif étant la mise en place d’un tarif minimum plus important pour les chauffeurs.

TRANSPORT - Uber, Heetch ou Bolt… Pour toutes ces plateformes, les choses risquent de changer en 2023. Pour les utilisateurs aussi, puisque les courses pourraient désormais coûter un peu plus cher aux nombreux aficionados de ces applications. Entre syndicats de chauffeurs et plateformes, des négociations sont en cours depuis octobre pour tenter de revaloriser le tarif minimum d’une course. Aujourd’hui situé entre 6 et 10 euros bruts selon les plateformes.

Ce vendredi 30 décembre, Le HuffPost est en mesure de confirmer que les négociations sont toujours en cours, sans qu’un tarif minimum ne soit encore définitivement arrêté, alors que plusieurs médias annoncent déjà un accord trouvé et fixé à 7,65 euros (sans prendre en compte les commissions des plateformes).

La plateforme Uber assure que « les discussions sont franches et semblent porter leurs fruits. Elles devraient déboucher sur la signature d’accords, notamment sur un revenu minimum par course dès le mois de janvier ». Ce que confirme également Heetch, autre plateforme de VTC : « Les négociations avancent bien et un accord devrait être signé mi-janvier. »

Depuis le mois d’octobre, syndicats de chauffeurs et plateformes ont entamé un dialogue social sous l’égide de l’Autorité des relations sociales des plates-formes d’emploi (ARPE). Ensemble, ils cherchent à définir des « accords permettant de renforcer les droits des travailleurs des plates-formes, que ce soit sur la rémunération, les conditions de travail ou la couverture sociale. Sans remettre en cause leur statut d’indépendant que beaucoup de chauffeurs veulent préserver », comme l’expliquait en octobre au Parisien Joël Blondel, directeur de l’ARPE. Contactée par Le HuffPost, l’autorité indique préférer rester en retrait à ce stade et tant que les négociations se poursuivent.

La mise en place de nouveau tarif minimum est donc au cœur des échanges alors que l’inflation et ses conséquences sur le pouvoir d’achat des chauffeurs VTC ont poussé les organisations syndicales à mettre le sujet des revenus sur la table des négociations. Un dialogue social qui avait d’ailleurs été souhaité par le gouvernement.

Un prix bientôt comparable aux taxis ?

Uber, représenté par l’API dans cette négociation, se dit « prêt à revoir ce minimum à la hausse ». Chez Uber par exemple, le prix minimum de la course est de 8 €, soit 6 € nets pour les chauffeurs. Le Parisien souligne qu’à titre de comparaison « le tarif minimum d’une course en taxi est fixé à 7,30 euros ».

Aux premières heures des négociations, les différents syndicats présents souhaitent plutôt voir ce tarif minimum grimper à 10 euros. Jusqu’à 15 euros, pour Arnaud Desmettre, secrétaire général de l’Association des VTC de France, le premier syndicat représentatif comme il confiait au journal au début des négociations.

Pour Bolt, l’augmentation du tarif minimum ne changerait pas grand-chose à son fonctionnement. « Quoi qu’il en soit, une augmentation du tarif minimum à 9 € (en prenant en compte la commission) pour une course ne changerait rien pour Bolt puisque le prix minimum de nos courses est déjà de 12 € à Paris et 10 € dans les autres villes, confie l’application auprès du HuffPost. Nous compensons la hausse de ce prix minimum par des codes promotionnels afin que nos utilisateurs ne soient pas impactés ».

Dans les faits, la revalorisation du tarif minimum des courses pourrait donc être amortie sur certaines de ses applications de VTC, ce que certains utilisateurs ne remarqueraient presque pas, grâce à l’utilisation des fameux codes promo, qui ne sont toutefois pas systématiques.

Des discussions cruciales pour un tarif minimum qui concernent les chauffeurs indépendants, mais aussi les livreurs, avec comme toile de fond le sujet du « temps d’approche ». Un temps de travail pour se rendre jusqu’au client qui n’est pas pris en compte dans la rémunération des chauffeurs jusqu’à maintenant. Un élément qui pourrait encore peser dans la suite des négociations.

VIDÉO- 5 choses à savoir sur Uber