Taïwan : la guerre au Covid, mais pas au stress

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Il y a quatre ans, Johannes Krause, sa femme et leurs trois enfants avaient quitté Stuttgart pour Taipei. En 2021, ils veulent rentrer en Allemagne pour rendre visite à leur famille, conscients qu’il leur faudra effectuer une quarantaine de quatorze jours à leur domicile taïwanais. Mais juste avant leur retour, le gouvernement de l’île, réputée pour être un des exemples de gestion de la crise sanitaire, a changé les règles, et la famille a dû passer deux semaines à cinq dans une chambre d’hôtel de 16 m2. La Frankfurter Allgemeine Zeitung a demandé à Johannes Krause si, avec le recul, vivre et travailler en tant que travailleur détaché à Taïwan pendant la pandémie était un rêve ou un cauchemar.

La barrière de la langue

Outre les difficultés liées au protocole sanitaire très strict, “la vie d’expatrié est une aventure”, souligne le quotidien. Pour la famille Krause, cela a commencé par un déménagement plus long que prévu. Il leur a fallu deux mois pour recevoir leurs effets personnels, acheminés par conteneur. Mais le plus difficile a été de devoir s’adapter à “une langue étrangère, un environnement complètement nouveau et la réserve polie de nombreux Taïwanais”. Les deux enfants les plus jeunes fréquentent une école publique et ont mis du temps à se faire des amis en raison de la barrière de la langue. L’aînée va, elle, dans une école européenne et a pu nouer des liens un peu plus facilement, notamment avec les autres élèves allemands. Quant à l’épouse de Johannes Krause, elle n’a pas réussi à trouver du travail “probablement parce qu’elle ne parle pas mandarin”.

Une pression constante au travail

Johannes Krause, qui est responsable de la connexion au réseau taïwanais et du lobbying pour d’éventuelles éoliennes offshore pour le compte d’une entreprise énergétique allemande, a lui aussi eu un choc culturel sur le plan professionnel, notamment à cause d’une culture du travail conservatrice. “Un Taïwanais ne contredirait jamais le patron devant le groupe ou ne vous dirait pas directement que vous avez fait une erreur”, explique Krause.

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