Publicité

Les Têtes givrées (Canal+) - Clovis Cornillac : "Ce film donne de l’espoir et montre que l’on peut agir à son humble niveau"

Il y a beaucoup de bonnes vibrations dans cette comédie engagée qui fait l’éloge du collectif : vous ne pouviez pas refuser !

Clovis Cornillac : On peut toujours ! Là, tout me convenait : j’ai beaucoup aimé le scénario, il est pertinent et il aborde des thématiques qui m’intéressent, mais c’est aussi la rencontre avec le réalisateur, Stéphane Cazes, qui m’a décidé. J’ai de plus en plus à coeur que les projets auxquels je participe soient vraiment cinématographiques. Il faut donner aux gens l’envie d’aller dans les salles.

D’avoir débuté dans le métier à l’âge de 13 ans, cela vous a-t-il aidé dans le contact avec vos jeunes partenaires ?

Sincèrement, je n’y ai pas pensé. J’en ai pris conscience ce matin seulement. J’ai effectivement repensé à Hors-la-loi, mon premier tournage, en 1985. Pour moi, ce fut le début de ma vie ! À leur manière, mes jeunes partenaires ont dû vivre la même expérience. Vous savez, j’aime les gens : qu’ils soient jeunes, vieux, bébés, j’ai la curiosité des autres.

À lire également

"J''avais une malformation dans la bouche" : Clovis Cornillac revient sur le handicap dont il a souffert

La jeunesse est en pointe dans le combat contre le réchauffement climatique : quel regard posezvous sur la génération Greta Thunberg ?

Déjà, j’ai honte, car j’appartiens à la génération qui, bien qu’elle ait été alertée, n’a pas entendu. Un vrai déni. J’ai deux filles dans la vingtaine, un garçon de 10 ans, et j’ai vraiment honte. Ce que j’aime dans Les Têtes givrées, c’est que le film donne de l’espoir et montre que l’on peut agir à son humble niveau. Je fais de petites choses, de plus en plus. Je suis heureux de voir que pour les jeunes, la situation a évolué. Être dans l’action et l’élan collectif, c’est toujours mieux que d’être posé dans son coin, avec un regard cynique, en disant : « Ça ne sert à rien. »

Vous êtes crédible en enseignant. Pourriez-vous être professeur d’art dramatique ?

Là, je n’y pense pas. Mais je ne veux plus dire jamais, car j’avais dit que je ne serais jamais réalisateur ! Quand tu fabriques des films en équipe, c’est un partage, une forme de transmission.

Les Tê...

Lire la suite sur Télé 7 Jours

A lire aussi