Téhéran et Pékin font état de progrès sur le nucléaire iranien

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TÉHÉRAN ET PÉKIN FONT ÉTAT DE PROGRÈS SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

VIENNE (Reuters) - Des progrès ont été réalisés dans les négociations destinées à préserver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, ont déclaré samedi le négociateur en chef de Téhéran et le délégué chinois.

L'Iran a proposé des textes sur différentes questions en discussion, "au moins sur celles sur lesquelles il existe des points de vue partagés", a déclaré le négociateur iranien, Abbas Araqchi, cité par les médias officiels iraniens après une réunion avec les signataires restants de l'accord.

L'Iran a violé de nombreuses restrictions à ses activités nucléaires imposées par l'accord après la décision des Etats-Unis, sous la présidence de Donald Trump, d'en sortir et de réimposer des sanctions au régime de Téhéran.

Des désaccords importants subsistent mais "une nouvelle forme de compréhension paraît émerger", selon les propos attribués à Abbas Araqchi.

Une deuxième série de négociations a débuté jeudi dans un hôtel de luxe à Vienne. Les Etats-Unis n'y sont pas présents et l'Iran a refusé les discussions en face-à-face.

Des responsables de l'Union européenne qui président aux débats font toutefois la navette avec une délégation américaine basée dans un autre hôtel, de l'autre côté de la rue.

Les négociateurs cherchent à définir les mesures à prendre par les deux camps, sur les activités nucléaires et sur les sanctions, afin de revenir dans le cadre de l'accord.

Les discussions ont été compliquées par l'explosion qui s'est produite dimanche dernier sur le site nucléaire iranien de Natanz, dont l'Iran attribue la responsabilité à Israël, et par la décision de Téhéran de produire de l'uranium enrichi à 60%, un pas important vers la fabrication d'armes, qu'il a déclaré avoir réussi à franchir vendredi.

Le délégué chinois a déclaré pour sa part samedi que tous les participants aux négociations de Vienne - Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Iran - s'étaient mis d'accord sur plusieurs points, dont les sanctions que les Etats-Unis seraient appelés à lever.

(François Murphy, avec le bureau de Dubaï, version française Patrick Vignal)