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Le syndrome de l’essuie-glace, hantise des coureurs

D’un point de vue strictement physiopathologique, le syndrome de l’essuie-glace résulterait d’un frottement excessif de la bandelette contre la face externe du genou.  - Credit:SYSPEO/SIPA / SIPA / SYSPEO/SIPA
D’un point de vue strictement physiopathologique, le syndrome de l’essuie-glace résulterait d’un frottement excessif de la bandelette contre la face externe du genou. - Credit:SYSPEO/SIPA / SIPA / SYSPEO/SIPA

La course à pied connaît un succès incontestable en France, elle est aujourd'hui l'une des activités des plus pratiquées dans le monde. Dans l'Hexagone, près de 10 millions de Français pratiquent régulièrement ce sport dont la commodité et la gratuité contribuent à ce succès croissant.
Mais ce sport, à l'instar de toute pratique sportive, est accidentogène et particulièrement pour les genoux.

En effet, le genou est l'articulation la plus sujette aux blessures, et à lui seul, il recense près d'un tiers des lésions pouvant survenir dans la pratique de la course à pied. Après la douleur fémoro-patellaire, le syndrome de l'essuie-glace est la deuxième affection la plus fréquente du genou chez les coureurs et la cinquième cause toutes articulations confondues.

Anatomie de la bandelette ilio-tibiale

Le syndrome de l'essuie-glace touche une structure anatomique particulière : la bandelette ilio-tibiale. Cette bandelette est un fascia, c'est-à-dire une membrane de tissu conjonctif assez dense, qui s'étire du bassin jusqu'à la face externe du genou en parcourant la face latérale de la cuisse. Cette bandelette n'est ni un muscle, ni un tendon, le syndrome de la bandelette ilio-tibiale n'entre donc pas dans la catégorie des tendinopathies. Ce fascia a deux particularités anatomiques qui auront leur importance, tant dans le processus physio-pathologique d'apparition de la douleur que dans le traitement.

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