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La surfréquentation, défi grandissant des professionnels du tourisme

La surfréquentation, défi grandissant des professionnels du tourisme

Alors que l'Acropole d'Athènes plafonne le nombre de ses visiteurs à 20 000 par jour, une nouvelle tendance touristique émerge en Europe. Celle-ci consiste à promouvoir des destinations moins connues du grand public que celles qui attirent le plus de visiteurs, comme Paris, Rome, ou Santorin.

"Il est très important d'alléger la pression exercée sur certaines destinations en promouvant l'offre d'autres destinations moins connues à l'échelle internationale", avance Olga Kefalogianni, ministre grecque du Tourisme.

Avec le retour du tourisme aux niveaux d'avant la pandémie, les pays accueillent de nouvelles tendances pour aider à endiguer le flux de visiteurs qui perturbent la vie des résidents en apportant avec eux des problèmes tels que les loyers élevés et la pollution.

"Le tourisme de masse n'existe pas en Slovénie. Nous n'avons pas non plus de grandes stations balnéaires, ni rien de ce genre", explique Rebeka Bizjak, responsable du bureau de l'Allemagne et de la Suisse à l'office du tourisme slovène.

Des destinations surpeuplées comme Venise et Amsterdam augmentent les taxes de séjour pour lutter contre le surtourisme. L'Islande introduira également une taxe dans le courant de l'année pour l'aider à atteindre son objectif de neutralité carbone d'ici 2040.

"Il est vrai qu'à certains moments, la Tunisie a pu être perçue comme une destination de tourisme de masse. Mais aujourd'hui, c'est à partir de ce modèle ou de cette image, bien sûr, qu'elle a été améliorée grâce au travail et aux efforts déployés par tous les acteurs de l'écosystème touristique tunisien", avance Mohamed Moez Belhassine, ministre tunisien du Tourisme.

La France envisage de lancer une campagne pour encourager les touristes nationaux et étrangers à visiter des destinations hors des sentiers battus plutôt que les 20 % du pays où se concentrent 80 % des visites.