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La superficie du Japon a augmenté sous l’effet du séisme de janvier

Trois semaines après le séisme qui a frappé la péninsule de Noto, dans le centre de l’archipel nippon, et fait plus de 230 morts, des scientifiques mettent en lumière certaines particularités de cette catastrophe naturelle. Selon le quotidien japonais Mainichi Shimbun, le tremblement de terre va très probablement marquer l’histoire géologique du pays… en augmentant sa superficie.

Le séisme du 1er janvier se caractérisait par une magnitude 7,5 et a été suivi par de multiples répliques. Les mouvements le long de la faille sous-marine, qui s’étendait sur 150 kilomètres d’est en ouest, ont provoqué d’importants déplacements des compartiments rocheux. Comme l’explique Masanobu Shishikura, sismologue à l’Institut de recherche sur la géologie sismique et volcanique, le compartiment rocheux terrestre a finalement chevauché le compartiment maritime, provoquant une forte élévation du niveau des terres.

Selon les endroits, le phénomène a atteint un niveau spectaculaire de 4 mètres, ce qui a entraîné un recul de la mer de 240 mètres. “Du jamais-vu depuis l’établissement du registre sismique moderne au Japon, qui remonte à l’ère Meiji (1868-1912)”, précise Shishikura. Selon l’analyse de l’Association des géographes japonais, reprise par le quotidien, en raison du séisme, la superficie de la péninsule a augmenté de 4,4 km².

Un coup dur pour l’industrie de la pêche

Le recul de la mer risque cependant d’avoir des effets dévastateurs sur l’industrie locale de la pêche, déjà minée par le vieillissement des pêcheurs. Dans le port de Noroshi, dans le nord de la péninsule, où une élévation de terrain de 2 mètres a été constatée, la profondeur de la mer a baissé à 1,5 mètre, ce qui a immobilisé certains bateaux. Les fonds marins rocheux, qui abritaient ormeaux et autres coquillages, ont par ailleurs été asséchés.

La reconstruction du port va nécessiter d’importants travaux. “Si l’on ne peut pas travailler pendant des années, il va y avoir des gens qui vont abandonner leur métier”, soupire Mineo Yoshida, responsable d’un syndicat de pêcheurs.

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