Le successeur de Martin Luther King dont Joe Biden attend un miracle

Par Michel Colomès
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Raphael Warnock et Jon Ossoff en campagne.
Raphael Warnock et Jon Ossoff en campagne.

Raphael Warnock est de ces hommes dont on dit en les voyant sur une estrade qu'ils attirent la lumière. Ce pasteur noir de 51 ans, barbiche et lunettes fines d'intellectuel, fait grimper l'applaudimètre dès qu'il prend la parole. Même lorsqu'il le fait dans les meetings de son compère Jon Ossof, l'autre candidat démocrate à l'élection sénatoriale du 5 janvier en Géorgie. Ossof ne prend pas ombrage du fait que le révérend tire à lui le succès populaire. Il a compris que leur réussite commune dépendait de cet extraordinaire champion médiatique qu'est Raphael Warnock. C'est presque un ticket, comme il y en a à l'élection présidentielle.

S'il va y avoir un deuxième tour deux mois après l'élection pour désigner les deux sénateurs de l'État de Géorgie, c'est parce que, le 3 novembre, aucun des candidats n'a franchi la barre des 50 %. La loi électorale américaine prévoit alors qu'il y a « runoff ». Une nouvelle élection. Or ce scrutin local, qui est le seul à se tenir cette année, prend une dimension particulière : avec 48 sénateurs élus, le parti démocrate est à deux sièges de faire jeu égal avec les républicains qui en ont remporté 50. Et si c'était le cas, la vice-présidente Kamala Harris qui est selon la Constitution la présidente de droit du Sénat ferait basculer la majorité en faveur des partisans de Joe Biden. Et empêcherait les républicains grâce à leur majorité dans la chambre haute de mener la vie dure au nouveau président en contestant, par exemple, se [...] Lire la suite