Steve Bannon exclu du Conseil de sécurité de la Maison blanche

Donald Trump a remanié son Conseil national de sécurité, en excluant son conseiller Steve Bannon (photo). La désignation fin janvier au sein de cette instance présidentielle du "stratège en chef" de la Maison blanche, figure de la droite "alternative" proche des courants nationalistes et suprémacistes blancs, avait fait grincer des dents. /Photo prise le 23 mars 2017/REUTERS/Aaron P. Bernstein

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a remanié son Conseil national de sécurité (NSC), en excluant son conseiller Steve Bannon, a-t-on appris mercredi auprès ble de la Maison blanche.

Le président américain revient ainsi sur sa décision controversée d'accorder à son conseiller politique un rôle sans précédent dans les discussions portant sur la sécurité des Etats-Unis.

Le général Joseph Dunford, chef d'état-major interarmes, et le directeur du Renseignement national, Dan Coats, sont parallèlement promus au sein du NSC, qui "revient à la fonction première qu'il est censé avoir", a commenté un responsable de la Maison blanche.

Ce remaniement semble marquer une victoire pour le conseiller à la sécurité nationale Herbert Raymond McMaster, qui a confié à certains experts qu'il se sentait engagé dans une lutte à mort avec Steve Bannon et d'autres membres du personnel de la Maison blanche.

La désignation fin janvier au sein du NSC de Steve Bannon, "stratège en chef" de la Maison blanche et figure de la droite "alternative" proche des courants nationalistes et suprémacistes blancs, avait fait grincer des dents.

Plusieurs responsables républicains et d'anciens hauts responsables du renseignement s'étaient inquiétés de la présence d'un "idéologue" susceptible de "politiser" cette instance créée après la Deuxième Guerre mondiale pour conseiller le président sur les questions liées à la sécurité et à la politique étrangère.

Le NSC a déjà traversé des turbulences depuis le début de l'ère Trump avec la démission contrainte, mi-février, de son chef, Michael Flynn, pour ses contacts cachés avec l'ambassadeur de Russie à Washington, et son remplacement par le général.

Le responsable de la Maison blanche a assuré, sous le sceau de l'anonymat, que la présence de Bannon au NSC n'était plus requise depuis le départ de Michael Flynn.

Il a expliqué que Bannon avait été nommé au NSC pour faire contrepoids à Michael Flynn et qu'il n'avait participé qu'à une réunion de ce conseil.

Le même responsable a rejeté l'idée d'une lutte de pouvoir entre Bannon et McMaster, assurant que les deux hommes partageaient le même point de vue sur le monde.

Deux responsables actuels de la sécurité nationale ont rejeté cette explication de la Maison blanche, notant que deux mois avaient passé depuis le départ de Michael Flynn.

McMaster, ont-ils ajouté, a bataillé avec Bannon et d'autres pour avoir un accès direct au président et sur certaines nominations.

(Steve Holland, John Walcott; Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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