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Les start-up britanniques cherchent désespérément des professionnels qualifiés

Branle-bas de combat dans les start-up britanniques. Les entreprises nationales manquent cruellement de profils experts dans le numérique, s’inquiète le Financial Times. En comptant le processus de recrutement, les préavis et la formation du professionnel recruté, il peut s’écouler un an avant qu’un salarié soit pleinement opérationnel.

“Le déficit de compétences numériques au Royaume-Uni se creuse depuis des années en raison non seulement de la croissance des start-up technologiques, mais aussi de la numérisation rapide des entreprises non technologiques, qui ont besoin de personnel pour créer des sites web ou analyser des données”, explique le quotidien économique.

Un sondage réalisé par le ministère de l’Éducation britannique auprès de petites entreprises du secteur technologique a révélé que 46 % d’entre elles considèrent le manque de personnel compétent et les difficultés d’embauche comme leurs principales préoccupations pour 2023.

Certains experts relèvent deux causes principales à la pénurie actuelle : le système éducatif britannique et le pouvoir d’attraction des grands groupes américains. “Il y a une pénurie de gens compétents parce que les changements technologiques ont été trop rapides et que la formation n’a pas suivi”, explique Clare Walsh, spécialiste de l’éducation pour l’Institute of Analytics, un organisme d’étude de données.

Nouveaux pôles émergents

Les spécialistes formés au Royaume-Uni sont immédiatement recruté par des entreprises américaines telles que Google, Amazon ou encore Meta, au portefeuille bien garni. Outre-Manche, le salaire moyen d’un programmeur informatique au Royaume-Uni s’élève à un peu plus de 41 000 livres sterling (46 477 euros), selon une analyse de Glassdoor, un site spécialisé dans l’emploi. Or certaines entreprises consultées par le Financial Times “ont laissé entendre que les professionnels les plus qualifiés aspirent à des salaires à six chiffres”.

En plus des États-Unis, le Royaume-Uni est concurrencé par des “pays européens comme l’Espagne et la France [qui] émergent en tant que nouveaux centres technologiques et qui ont besoin de personnel”.

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