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Stéphane Séjourné revient sur les moqueries au sujet de sa « très forte dyslexie »

Stéphane Séjourné revient sur les moqueries au sujet de sa « très forte dyslexie » - photo prise le 18 janvier 2024, à Matignon.
JULIEN DE ROSA / AFP Stéphane Séjourné revient sur les moqueries au sujet de sa « très forte dyslexie » - photo prise le 18 janvier 2024, à Matignon.

POLITIQUE - C’est un « handicap » qui « n’a pas d’implication » sur son travail. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Stéphane Séjourné est revenu, dans une interview publiée dans Le Parisien ce dimanche 21 janvier, sur ses difficultés d’élocution moquées par l’extrême droite depuis son entrée au gouvernement.

Le 15 janvier dernier, invité sur le plateau de LCI à commenter la nomination de Stéphane Séjourné au Quai d’Orsay, le député RN Julien Odoul a répondu sur « la forme » : « Peut-être que Monsieur Séjourné aurait dû séjourner un peu plus à l’école. (...) Trois fautes de français en 5 minutes d’interview… », raillait alors l’élu de l’Yonne, en référence aux prises de parole du ministre en marge de son premier déplacement en Ukraine.

Stéphane Séjourné souffre en réalité de dyslexie, un trouble du langage écrit qui se manifeste le plus souvent par des difficultés d’orthographe mais qui peut aussi affecter l’expression orale, comme l’indiquait un portrait de Libération en novembre 2023, avant qu’il ne soit nommé au Quai d’Orsay.

Un handicap qui « revient quand il y a un moment de fatigue ou de stress important »

Dans Le Parisien, l’intéressé détaille : « Très jeune, j’ai été diagnostiqué avec une très forte dyslexie. Il y a quinze ans, je n’aurais pas pu avoir la discussion que j’ai en ce moment avec vous », confie-t-il.

Un travail de rééducation lui a permis d’améliorer son expression orale, précise-t-il. Néanmoins, « cela revient quand il y a un moment de fatigue ou de stress important, et je n’y peux rien ! (...) Là, ma langue a fourché alors que j’avais dormi cinq heures en trois jours, entre mon entrée au gouvernement et le déplacement à Kiev », répond Stéphane Séjourné.

Le ministre des Affaires étrangères assure toutefois que « ce handicap » n’a « aucune implication sur son travail, son efficacité, ses échanges dans les négociations internationales. »

Il n’existe pas de données fiables sur le nombre de personnes atteintes de dyslexie en France. Selon l’Assurance maladie « 3 à 5 % des enfants ont des troubles spécifiques des apprentissages », qu’il s’agisse de dyslexie pour la lecture, de dysorthographie pour l’expression écrite ou de dysgraphie pour l’écriture.

« Des millions de gens ont cela. Je tiens à leur adresser un message : cela peut paraître insurmontable, mais regardez, tout est possible. Ne désespérez pas ! », insiste Stéphane Séjourné.

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