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Stéphane Séjourné conseille à Gérald Darmanin de faire passer "les idées" avant "les egos"

"Les idées doivent d'abord passer avant les egos", avertit Stéphane Séjourné, le secrétaire général de Renaissance, à l'adresse de Gérald Darmanin, qui tient sa rentrée politique dimanche dans le Nord après avoir évoqué ouvertement la présidentielle de 2027.

"L'erreur la plus fréquente en politique, c'est l'erreur de temps. Elle n'est bonne ni pour le gouvernement, ni pour la majorité, ni pour les personnes qui ont des ambitions, soient-elles légitimes. Les idées doivent d'abord passer avant les egos", déclare Stéphane Séjourné mercredi dans un entretien au Parisien.

Le ministre de l'Intérieur organise une rentrée politique dimanche à Tourcoing (Nord) consacrée aux "classes populaires". "Ce qui m'intéresse, ce n'est plus de regarder ce qu'il s'est passé en 2017 et 2022. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est ce qui se passera en 2027", a récemment déclaré Gérald Darmanin au Figaro.

"Action" avant "ambitions"

"Je suis sûr qu'il s'agit de valoriser l'action menée par le président de la République depuis six ans et d'esquisser des nouvelles propositions. Mais notre responsabilité à tous est d'éviter de bâtir des chapelles et de reconstruire des clans, ou des écuries politiques. Mon message est assez simple: l'action doit d'abord primer sur les ambitions", insiste Stéphane Séjourné qui, invité, ne se rendra pas à Tourcoing dimanche.

Invoquant notamment les risques liés au "score de l'extrême droite depuis quinze ans", Stéphane Séjourné plaide avant tout pour le "dépassement politique". Donc avant de penser à 2027, il faut d'abord réfléchir au collectif qui est la clé d'une victoire", développe le président du groupe Renew (Renaissance) au Parlement européen.

"Ce qu'incarne Gérald Darmanin est précieux pour la majorité et pour notre parti mais à la tête de Renaissance, je suis d'abord le garant de l'unité qui doit permettre au quinquennat du président de la République d'être utile jusqu'au dernier moment, la dernière minute. Nous ne serons pas les spectateurs d'un match entre candidats potentiels à la présidentielle, quatre ans avant la fin du quinquennat" et "le deuxième mandat d'Emmanuel Macron ne sera pas celui de Jacques Chirac", déclare encore Stéphane Séjourné.

Quant aux classes populaires, "dire qu'on n'a rien fait pour elles, c'est donner du crédit aux thèses de nos opposants et c'est inexact".

Article original publié sur BFMTV.com