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« La Vraie Vie des dieux grecs » : le Who’s Who de l’Olympe

Les dieux grecs vus par le lithographe Kaeppelin & Cie (vers 1844). - Credit:© Ashmolean Museum  / Bridgeman Images
Les dieux grecs vus par le lithographe Kaeppelin & Cie (vers 1844). - Credit:© Ashmolean Museum / Bridgeman Images

Il en a sélectionné dix. Zeus, Héra, Apollon, Artémis, Athéna, Poséidon, Déméter, Hadès, Dionysos et Aphrodite. Dix, mais pas unis comme les doigts de la main. Sur l'Olympe, en effet, c'est peu dire que ça se bouffe le nez, que ça se trompe, que ça se venge, et que tous les moyens sont bons pour préserver ses parts de marché – ou plutôt de sacrifice – et rappeler parfois, par la force ou par la ruse, qui est le patron. Zeus, en l'occurrence, première « entrée » du panthéon livresque, sérieux mais espiègle, que consacre notre collaborateur Romain Brethes (par ailleurs professeur agrégé de lettres classiques enseignant à Janson-de-Sailly et à Sciences Po) aux dieux de la Grèce antique, avec comme angle d'attaque l'idée de les débarrasser de leur tunique de clichés.

Inflexible, Zeus ? Pas avec sa fille Athéna, née toute casquée de sa tête, qui fait de lui (presque) ce qu'elle veut. Et celle-ci, est-elle d'ailleurs vraiment déesse de la sagesse quand elle rend fou Ajax et l'humilie devant son armée, lançant à Ulysse, chez Sophocle : « N'est-il rien de plus doux que de rire de ses ennemis ? » Quant à Apollon, dont on fait un peu trop vite un dieu solaire, il ne faudrait pas méconnaître sa part d'ombre, ses penchants de tueur, mis en lumière par les travaux de Marcel Detienne. Rien de binaire en effet dans la façon dont les dieux et les déesses mènent leur vie, leur vraie vie, à « faire passer les intrigues du Parrain ou de Game of Thrones pour d'aimables querell [...] Lire la suite