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En visite à Sydney, Narendra Modi accueilli comme une rock star par la diaspora indienne

Le Premier ministre indien Narendra Modi, en visite en Australie, a été accueilli mardi en rock star à Sydney où il est apparu aux côtés de son homologue australien lors d'un grand rassemblement dont il était l'invité phare.

"La dernière fois que j'ai vu quelqu'un sur scène ici, c'était Bruce Springsteen et il n'a pas reçu l'accueil qu'a reçu le Premier ministre Modi", a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese dans une "arena" de Sydney, une vaste salle omnisports.

A un an des élections générales en Inde, le leader nationaliste indien, Narendra Modi, a été copieusement applaudi par de nombreux Australiens d'origine indienne venus participer à ce rassemblement co-animé par le Premier ministre australien, Anthony Albanese.

Au cours de ce grand raout, M. Modi a répondu aux éloges de M. Albanese en présentant une longue liste d'intérêts, tel que le cricket, qui lient selon lui les deux pays.

"La base essentielle de nos relations est la confiance et le respect mutuels", a insisté M. Modi.

Pour les deux leaders, la diaspora indienne représente une source importante de voix et de dons pour financer leurs campagnes électorales, selon Ian Hall, professeur de relations internationales à l'université Griffith de Brisbane.

Les Australiens d'origine indienne constituent la deuxième diaspora du pays.

Toutefois, l'accueil chaleureux de M. Albanese à l'égard de M. Modi a soulevé des questions et suscité des critiques, compte tenu du bilan de son homologue indien en matière de droits humains.

"Nous sommes profondément préoccupés par sa visite et la manière dont il a été accueilli sans qu'aucune des questions alarmantes dans son propre pays ne soit soulevée", a souligné Bilal Rauf, porte-parole du Conseil national des imams d'Australie.

Depuis l'arrivée au pouvoir en 2014 de Narendra Modi dans cette nation à majorité hindoue de 1,4 milliard d'habitants, les groupes de défense des droits humains affirment que les persécutions et les discours haineux contre les minorités religieuses se sont accélérés.