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UFC 295: "Je suis habitué à être l’ennemi", Saint Denis est prêt pour le défi Frevola à New York

AFP

Benoît, vous combattez pour la première fois à New York après avoir fait deux fois Las Vegas. Comment encaissez-vous le décalage horaire, moins fort que dans le Nevada?

Il y a six heures de décalage, donc trois heures de moins, et on sent vraiment la différence. C’est plus agréable. Au bout du troisième jour, je commence à être vraiment mieux, donc on sera très bien le jour du combat ce samedi.

Être sur la carte principale d’un événement numéroté, les plus importants de l’UFC, change-t-il quelque chose à votre semaine avant le combat?

Ça reste quand même assez similaire. Il y a plus de monde, plus de moyens mis en place, et peut-être légèrement plus de sollicitations.

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Comment s’est passé votre camp d’entraînement?

Plutôt bien. Il fallait se remettre au travail rapidement, se remobiliser mentalement et physiquement, et on a réussi à le faire d’une belle manière. Il n’y a plus qu’à mettre en place ce samedi le travail qui a été fait.

Vous avez fait appel pour ce camp à plusieurs coaches spécifiques, comme le Cubain Luis Mariano Gonzalez, entraîneur de l'équipe de France olympique de boxe. L'idée est d'être mieux encadré?

J’ai le bonheur d’avoir un staff très complet et très complémentaire. Il y a bien sûr mon coach principal, Daniel Woirin, et Christophe Savoca qui s’occupe de mon sol qui sont là tout le temps. Mais j’ai besoin de faire appel régulièrement à des spécialistes pour s’améliorer, devenir un meilleur combattant, diversifier mes armes, et intellectuellement ne pas toujours faire les mêmes choses, reprendre goût au sport. C’est un travail intéressant.

C'est votre troisième combat en cinq mois. Tombe-t-on dans une forme de routine en étant aussi actif et comment faites-vous pour l'éviter?

Justement en ayant des camps d’entraînement diversifiés, en modifiant certaines choses, en faisant appel à des spécialistes et à d’autres sparring-partners, en essayant de s’épanouir intellectuellement en mettant en place des choses un peu variées. Mais le gros du travail reste le même. Ça reste un travail dur, acharné, et 80% du job reste le même. C’est pour ça qu’on prendra sûrement des vacances après ce combat. (Sourire.)

La catégorie des -70 kilos à l’UFC est très dense et relevée. Comment fait-on pour se démarquer et monter vite dans cette catégorie?

C’est une catégorie où il n’y a pas loin de 90 combattants donc ça met forcément du temps. Là, je suis sur quatre victoires avant la limite avant d’avoir enfin ma première chance contre un combattant classé alors que chez les -77 kilos, j’ai eu cette opportunité en rentrant à l’UFC. La catégorie des -70 kilos est très remplie et oblige à être discipliné, à combattre régulièrement, à faire de belles prestations, afin de pouvoir rentrer dans ce top 15 qui est difficile d’accès.

On pensait que vous alliez l'intégrer après vos deux victoires sur Ismael Bonfim et Thiago Moises cet été mais ça n'a pas été le cas. Faut-il forcément battre un top 15 pour y entrer?

Presque. C’est une catégorie tellement pleine que c’est presque une obligation de taper un top 15 pour pouvoir prendre sa place. Ils auraient pu me mettre quinzième, il y a différents sites de classement qui me référencent entre la douzième et la vingtième place. Je sais que je ne suis pas loin et c’est une victoire qui me permettrait d’y entrer, c’est important.

Vous vouliez un membre du top 15, vous l'avez enfin avec Frevola. A quoi doit-on s’attendre dans ce combat?

Ça va être un combat très engagé car c’est un mec qui n’a pas peur, qui n’a pas froid aux yeux. Il a vu mes combats et il a tout de suite accepté le défi. Il aime les challenges, comme moi, il sait que ça va être dur et il est prêt à ça.

La foule était derrière vous à l'UFC Paris. Cette fois, face à un New-Yorkais, elle sera contre vous. Est-ce que cela change quelque chose ou est-ce que vous vous en moquez?

On est habitué en tant que Français. J’ai commencé le MMA en 2019, ce n’était pas légalisé en France et je combattais tout le temps à l’étranger, régulièrement contre le local, donc on est habitué à être l’ennemi.

Avez-vous hâte de rentrer dans le Madison Square Garden pour combattre?

J’ai hâte de faire le poids, premier challenge, de prendre un peu de bon temps avec ma famille puis d’aller combattre Frevola au Madison square Garden.

Article original publié sur RMC Sport