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Tennis: les tournois du Grand Chelem travailleraient à la création d'un circuit premium

Une "révolution" qui n’en est qu’à son stade embryonnaire se prépare actuellement dans les coulisses du circuit ATP, croit savoir The Athletic. D’après le média en ligne, les tournois du Grand Chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, US Open) veulent s’associer aux tournois les plus puissants du circuit ATP, notamment les Masters 1000.

Leur objectif ? Clarifier un calendrier très dense et gagner en lisibilité en créant un circuit premium plus ciblé, sur lequel les tournois du Grand Chelem auraient un contrôle partiel, et "qui ressemblerait à une version tennis de la Formule 1", indique The Athletic.

"Si les 100 meilleurs joueurs devaient se concentrer principalement sur les tournois du Grand Chelem et sur une douzaine de tournois de haut niveau, cela représenterait environ 32 semaines de compétition et leur laisserait suffisamment de temps pour jouer quelques événements de moindre importance, où ils pourraient recevoir de lucratives primes d'apparition, tout en conservant suffisamment de temps pour se reposer et bénéficier d'une intersaison de ce nom", imagine The Athletic.

Un plan pourrait être présenté dans la plus grande discrétion en Australie en début d’année, mais la structure de cette nouvelle donne qui cherche à s’imposer n’est pas encore finalisée, précise The Athletic.

Plus de repos, moins de bobos?

Ponctué d’un certain nombre de points d’interrogations, le projet en question, tel qu’il est - très partiellement - décrit, ressemble à première vue et dans les grandes lignes à une vision partagée par le patron de l’ATP, Andrea Gaudenzi, à savoir une homogénéisation du calendrier en faveur des tournois les plus importants et des joueurs, qui se plaignent depuis longtemps d'une trop inégale redistribution des gains. Et c'est peut-être là tout l'enjeu, éviter la création d'un circuit parallèle qui verrait le jour avec un appel d'air financier et l'irruption de nouveaux acteurs.

"Le vrai problème du tennis, ce sont les tournois du Grand Chelem, s'est plaint Stan Wawrinka dans les colonnes de L'Equipe. Ils ne redistribuent pas assez au tennis par rapport aux revenus qu'ils génèrent (un peu plus de 10 % est reversé aux joueurs sur environ 500 M€ de revenus). Et ils ont beaucoup trop de pouvoir, parce qu'ils font de l'argent. C'est là où s'écrit l'histoire du tennis... Ce sont les Fédérations les plus riches qui ne redistribuent pas grand-chose. Même entre eux, la communication ne passe pas, ils sont chacun en train de voir ce que fait l'autre pour compenser en fonction. Le revenu des Grands Chelems aujourd'hui est très important et le pourcentage reversé aux joueurs est ridicule. Il n'a pratiquement pas augmenté (...) Les autres tournois ATP redistribuent plus.)

L'Open 13 va disparaître

Le board de l’ATP a pris une série de mesures ces dernières années visant à assurer la croissance et la pérennité d’un circuit plus protecteur et rémunérateur pour les joueurs, avec des prize money en nette hausse d'ici 2025 et un revenu garanti pour les joueurs jusqu'à la 250e place mondiale.

S'agissant de son calendrier, l'ATP a déjà prévu de procéder à sa restructuration complète en 2025, selon L'Equipe. Cette volonté d’alléger la masse de tournois entraînera la disparition des plus petits d’entre eux, dans la catégorie des 250.

Cinq tournois vont ainsi s’effacer au profit d’autres nouvellement créés, parfois en fusionnant entre eux, nous expliquait le quotidien sportif en octobre. Trois tournois devraient passer en catégorie 500, après avoir racheté les licences de tournois 250. C'est le cas de Munich en passe d'absorber le tournoi de Marseille.

En 2022, l’ATP avait déjà entériné un certain nombre de modifications avec l’allongement de la durée de cinq Masters 1000 dont certains (Madrid, Rome et Shanghai) s’étendent désormais sur douze jours, en attendant que ceux de Cincinnati et du Canada leur emboîtent le pas en 2025.

Article original publié sur RMC Sport