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Tennis: Arthur Fils dénonce la "très mauvaise règle" des pauses toilettes au Masters Next Gen

Défait par le Serbe Hamad Medjedovic en finale du Masters Next Gen qu’il disputait cette année pour la première fois, et probablement la dernière, "je ne reviendrai pas", a-t-il assuré, le Français Arthur Fils est revenu sur les pauses toilettes intempestives de son adversaire. Elles furent au nombre de deux, et trop longues aux yeux du 36e joueur mondial: "On s'est arrêté peut-être huit ou dix minutes entre le premier et le deuxième set puis entre le quatrième et le cinquième."

Pour rappel, sur le circuit ATP, les joueurs ont droit à un voire deux 'toilet break' pendant la rencontre selon le format du match (s’il se joue en trois ou cinq sets gagnants). Il doit être pris à la fin d'un set, et sa durée ne peut excéder trois minutes, sauf en cas de changement intégral de la tenue. La tolérance pourra alors être étendue à cinq minutes. Au Masters Next Gen, les règles sont différentes, moins contraignantes, les joueurs jouissent d'une liberté plus importante.

"Je dois progresser par rapport à ça"

"C’est une très mauvaise règle", a dénoncé Arthur Fils, qui s’est étonné qu’elle puisse exister dans le cadre d’une exhibition où sont justement testées de nouvelles règles censées accélérer le jeu.

"Si vous voulez que ça aille plus vite, il ne faut pas mettre des pauses de dix minutes entre les sets, a estimé Arthur Fils en conférence de presse. Quand tu fais un tournoi sans échauffement, avec 'no-ad' (point décisif sur une égalité), des sets en quatre jeux, huit secondes entre ta première et ta seconde, quinze secondes parfois (après un échange de moins de trois coups) pour que les choses aillent vite, c'est presque stupide de laisser dix minutes entre des sets de quatre jeux. Quand il est revenu sur le court, il était à nouveau dedans. Il peut le faire donc il l'a fait. C'est bien joué. Je ne sais pas s'il voulait casser mon rythme ou se remettre dans le match."

Sans doute un peu des deux, et la manœuvre du Serbe a semble-t-il plutôt porté ses fruits, Arthur Fils ayant lui-même reconnu sans peine qu’il avait perdu de son rythme de jeu et de l’influx nerveux à force d'attendre son adversaire. Le Français admet qu’il peut progresser dans la gestion de ces moments frustrants.

"Là, c'est arrivé deux fois, deux fois je me suis fait avoir, a-t-il reconnu. Je dois progresser par rapport à ça. Je dois prendre un peu d'expérience. Bon, là, j'en ai pris pas mal. Ça m'est arrivé aussi à l'US Open d'une manière un peu différente: c'est moi qui suis sorti et ça m'a coulé moi-même. Tous ces trucs extra-tennis - on ne parle pas de technique, on parle d'expérience - c'est quelque chose que je dois mieux faire. Je pense que je vais réussir à gérer ça sans trop de souci."

Article original publié sur RMC Sport