Stade Français: l'émotion de Rory Kockott, naturalisé français douze ans après son arrivée en France

Stade Français: l'émotion de Rory Kockott, naturalisé français douze ans après son arrivée en France

International français (11 sélections) sous Philippe Saint-André entre 2014 et 2015, pas forcément les plus réjouissantes de l’histoire du XV de France, avec lequel il a disputé la Coupe du monde en 2015, le demi de mêlée d’origine sud-africaine Rory Kockott a été naturalisé ce lundi 27 novembre à la préfecture d’Albi, plus de dix ans après son arrivée dans cette région du Tarn.

"Être Français, je ne peux pas l'expliquer, c'est d'abord une responsabilité envers ce pays, ses habitants, confie à La Dépêche celui qui fut meilleur joueur et meilleur marqueur du Top 14 sous le maillot du Castres Olympique en 2013. J'ai passé un tiers de ma vie ici, c'est quelque chose qui m'a marqué. Je sens l'importance de mes actes, mes devoirs, mes croyances."

Un moment solennel "très émouvant"

Né en Afrique du Sud, Rory Kockott a évolué douze années au Castres Olympique, remportant avec le CO deux titres de champion de France: le premier en 2013, face au RC Toulon en finale, avant d’atteindre la finale en 2014 (il renouvellera l’expérience en 2022), puis le second en 2018, contre Montpellier.

Intronisé entraîneur de la défense de son club de cœur en 2022, après onze saisons de joueur, Rory Kockott a rejoint le Stade Français cet été en tant que joker Coupe du monde et restera à Paris jusqu'à la fin de la saison 2023-2024.

Rory Kockott s’était rendu éligible pour le XV de France avant sa naturalisation grâce à trois années de résidence en France. Le demi de mêlée n’a jamais porté les couleurs de l’Afrique du Sud au cours de sa carrière.

"Après avoir passé un tiers de ma vie en France, c'est une fierté d'être aujourd'hui citoyen de ce pays", a déclaré le rugbyman au micro de France 3 Occitanie "Mes enfants sont nés ici et je partage les valeurs de la France. C'est très émouvant pour moi et toute ma famille."

Article original publié sur RMC Sport