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Le long silence de Trump sur Navalny : la deuxième mort de Ronald Reagan

Donald Trump à Mar-a-Lago, le 16 février 2024.  - Credit:Rebecca Blackwell/AP/SIPA / SIPA / Rebecca Blackwell/AP/SIPA
Donald Trump à Mar-a-Lago, le 16 février 2024. - Credit:Rebecca Blackwell/AP/SIPA / SIPA / Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Les responsables politiques européens ou américains n'ont pas été avares de condamnations sur les conditions dans lesquelles le dissident russe Alexeï Navalny était mort dans le camp de détention de l'Arctique où il purgeait une peine de prison de dix-neuf ans. Tous sauf un : Donald Trump. Pire même, quand il a été interrogé directement sur la disparition du plus grand ennemi intérieur de Poutine à la suite des mauvais traitements que celui-ci lui a fait subir, il a fait cette réponse qui n'en était pas une : « En trois ans et demi, sous la présidence de “l'escroc” Joe Biden, le monde a connu misère, destructions et morts. L'Amérique n'est plus respectée parce que nous avons un président incompétent et faible qui ne comprend pas ce que le monde est devenu. Je suis le seul qui peut ramener la paix, la prospérité et la stabilité que nous avons connues pendant mon mandat. Avec moi, l'Amérique sera à nouveau respectée et même crainte (s'il le faut). »

À part ces mots insultants, ce dénigrement systématique de l'action de son successeur et ces fanfaronnades de candidat affirmant qu'avec lui tout s'arrangerait, pas un mot de la part du favori des républicains sur le calvaire du dissident russe, qui a pourtant ému le monde entier.

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