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"Les séquelles sont irréparables", la victime présumée de Dani Alves refuse de trouver un accord avant le procès

"Les séquelles sont irréparables", la victime présumée de Dani Alves refuse de trouver un accord avant le procès

La jeune femme qui a porté plainte contre Dani Alves pour viol a précisé ce jeudi qu'elle n'était parvenue à aucun accord avec la défense, bien qu'elle ait eu des "conversations" à la demande du footballeur, et a souligné que le préjudice moral et les conséquences qu'elle a subis sont "irréparables".

Dans un communiqué, Ester García, l'avocate de la plaigante, a déclaré qu'il n'a pas été possible jusqu'à présent de parvenir à "un quelconque accord" avec la défense de Dani Alves, compte tenu des "positions différentes des parties concernant l'extrême gravité des faits et les peines à infliger". Le parquet n'a pas encore présenté son réquisitoire contre l'ancien latéral des Pumas au Mexique, contrairement à l'accusation qui demande neuf ans de prison et le versement de 150 000 euros de dédommagement à la victime.

Aucun accord trouvé malgré les tentatives du clan Alves

Pour autant, la plaignante n'a pas renoncé à l'indemnisation qui peut lui correspondre et cela a été communiqué en août dernier au juge d'instruction. Cependant, dans son communiqué, l'avocate de la plaignante rappelle que "dans tout crime contre la liberté sexuelle, le préjudice moral et les séquelles sont irréparables".

Dani Alves étant déjà en cours de jugement pour agression sexuelle, la défense avait proposé d'entamer des pourparlers en vue de parvenir à un accord avec le parquet et l'accusation, afin de réduire la peine du footballeur en échange de la reconnaissance des faits et de l'indemnisation de la plaignante. Mais aucun accord n'a finalement été trouvé, selon le communiqué.

L'accusation dénonce des "fake news" visant à porter préjudice à la victime

L'international brésilien a toutefois payé les 150 000 euros que le juge d'instruction avait fixés dans l'acte d'accusation pour couvrir une éventuelle indemnisation de la victime. Un paiement que sa défense a tenté de faire valoir pour parvenir à un accord visant à réduire sa peine et fait passer comme un début de négociations avec la victime. La Vanguardia avait "révélé" ce mercredi qu'elle était prête à percevoir une certaine quantité d'argent afin de préserver sa santé mentale.

Une information qui a donné lieu à des sous-entendus de la part d'une certaine frange de la politique espagnole, laissant entendre que la plaignante voulait surtout de l'argent. Le communiqué de la plaignante s'insurge contre les "informations tendancieuses" qui ont été publiées au sujet de ces conversations entre les parties, raison pour laquelle son avocate se réserve le droit de prendre les "mesures juridiques appropriées" contre ceux qui diffusent de fausses déclarations "visant à accroître la pression et les dommages subis par la partie lésée".

"Nous comprenons le devoir d'information et l'intérêt médiatique que suscite cette procédure judiciaire, puisqu'une personne connue est poursuivie, mais cela ne légitime pas la publication et/ou la diffusion d'informations dont le seul résultat est d'accroître la souffrance évidente" de la victime, conclut le communiqué.

Article original publié sur RMC Sport