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PSG: style de jeu, résultats... que vaut Xabi Alonso, qui pourrait remplacer Galtier ?

PSG: style de jeu, résultats... que vaut Xabi Alonso, qui pourrait remplacer Galtier ?

Selon les informations de RMC Sport, Xabi Alonso fait partie des noms pistés par le PSG pour succéder à Christophe Galtier sur le banc parisien la saison prochaine. Un profil qui peut surprendre à première vue, puisque l'ancien milieu de terrain du Bayern et du Real Madrid, âgé de 41 ans, n'a à son actif qu'une seule expérience à la tête d'une équipe première, au Bayer Leverkusen, et ne compte pour l'instant aucun trophée. Mais il est déjà courtisé par le Real Madrid pour succéder à Carlo Ancelotti, et d'autres cadors européens.

Xavi, Valdés et Raul comme camarades de promo

S'il n'a commencé que cette saison à entraîner une équipe de premier plan, Xabi Alonso compte déjà deux autres expériences en Espagne. Pas vraiment passées inaperçues. Après avoir validé son diplome d'entraîneur "UEFA Elite" aux côtés de ses ex-coéquipiers Raúl, Xavi, Víctor Valdés et Joan Capdevila, Xabi Alonso a parfait sa formation sur les bancs du Real Madrid, où il a coaché les moins de 14 ans pendant une saison. Son équipe avait alors fini première de sa poule en division d'honneur en ne perdant aucun match et devient championne d'Espagne infantil.

Après quoi il retourne à la maison et retrouve sa Real Sociedad, là où tout a démarré pour lui en tant que joueur. Nommé sur le banc de l'équipe réserve du club en juin 2019, il parvient à faire monter la Real Sociedad B en deuxième division pour la première fois depuis 1962 dès sa deuxième saison. Son équipe, trop jeune et inexpérimentée pour évoluer dans cette division qui joue 42 matches par saison, finira reléguée à l'issue de la saison 2021-2022, scellant la fin de son aventure à San Sebastian.

Une folle remontée au classement avec le Bayer Leverkusen

Un contre-temps qui ne l'empêche pas de retrouver un banc dès le 5 octobre 2022, du côté du Bayer Leverkusen, alors 17e de Bundesliga et donc relégable, avec seulement 5 points pris en 8 rencontres. Il hérite d'une équipe moralement au plus bas, ne comptant que deux victoires et qui a été éliminée dès le 1er tour de Coupe d'Allemagne. Si sa pige allemande démarre par une série de six matches sans victoire, la méthode Alonso a rapidement pris.

Sous Xabi Alonso, le Bayer Leverkusen a sauvé la troisième place de la phase de groupes de la Ligue des champions, permettant à l'équipe de passer en Ligue Europa, où elle a éliminé Monaco en barrages, Ferencvaros en huitièmes et l'Union Saint-Gilloise en quarts. Aujourd’hui sixièmes de Bundesliga, les résidents de la BayArena ont connu une série de 14 matchs sans défaite et atteint une demi-finale européenne pour la première fois depuis 22 ans, échouant aux portes de la finale face à une Roma de Mourinho ayant verrouillé sa cage à double-tour (1-0 scores cumulés).

Un système en 3-5-2 et un aspect psychologique très important

Une folle remontée au classement que l'entraîneur basque doit à une méthode jugée "pragmatique" mais aussi à une trêve de Coupe du monde bien exploitée. Apôtre de l'importance de l'aspect psychologique et de la mentalité gagnante qu'il hérite de ses années de joueur sous les ordres de José Mourinho, Xabi Alonso a toujours su convaincre son effectif: "J’ai toujours dit que nous avions de la qualité, mais que la tête était plus importante. En ce moment, nous avons un bon mélange de qualité et de mentalité. C’est ainsi que nous en sommes arrivés là."

Evoluant dans un système en 3-5-2, qui se transforme en 3-4-3, l'entraîneur espagnol prône un jeu offensif, avec l'objectif de jouer dans la moitié de terrain de l'adversaire le plus longtemps possible. Il s'appuie sur une base défensive très solide, en 5-4-1 sans ballon, à qu'il demande beaucoup sur les sorties de balle, dans un jeu entre possession, construction et contres extrêmement rapides menés par des pistons chargés d'étirer le jeu.

"La meilleure équipe d'Europe en contre-attaque"

"Son Bayer Leverkusen est l’équipe d'Europe que j’ai vue jouer le mieux en contre-attaque cette année, validait José Mourinho en conférence de presse avant la demi-finale retour de Ligue Europa. Que Xabi aime un jeu différent (du sien) est une autre chose, mais il démontre au moins une qualité qui est importante pour moi, c’est-à-dire le pragmatisme de jouer d’une manière qui convient aux qualités de ses joueurs. Il a cinq ou six joueurs qui peuvent rivaliser avec Marcell Jacobs sur 100 mètres, qui savent aussi bien défendre que se projeter en contre-attaque ensuite."

Question management, son ancien poulain dans la réserve de la Real Sociedad Jérémy Blasco confiait à So Foot en février dernier: "Il avait régulièrement des entretiens individuels avec les joueurs pour les faire progresser sur leurs points faibles. J’ai vraiment l’impression d’avoir progressé dans tous les aspects du jeu avec lui." Celui qui évolue aujourd'hui au SD Huesca en deuxième division espagnole se souvient aussi de causeries remarquables, surtout dans les moments décisifs. "Mourinho m'a appris à être un leader, à convaincre une équipe de se battre pour le même objectif", reconnaissant d'ailleurs le principal intéressé avant d'affronter l'AS Roma.

"Il deviendra un grand entraîneur"

Son succès en tant qu'entraîneur n'étonne aucun de ses précédents coéquipiers, Luis Garcia racontant à CNN qu'"il était déjà entraîneur quand il jouait". En 2010, José Mourinho avait déjà prédit le succès d'Alonso sur le banc dans une interview au site de la FIFA: "Il a la qualité qu'un "métronome" doit avoir. Je suis sûr que lorsqu'il raccrochera les crampons, il deviendra un grand entraîneur s'il le souhaite. Il me rappelle Pep Guardiola lorsque j'étais joueur. Il était déjà un entraîneur sur le terrain."

Le Portugais n'a d'ailleurs jamais cessé de croire en sa prophétie, qu'il répétait encore en 2019 auprès de Top Eleven: "Ce que je dirais de Xabi Alonso? Son père était également joueur et entraîneur, il a donc grandi de la même manière que moi. Il est ensuite devenu joueur, bien meilleur que moi, bien sûr. Sa position sur le terrain lui permettait d’avoir une très bonne connaissance du jeu. Il a joué en Espagne, en Angleterre et en Allemagne. Il a été entraîné par Guardiola au Bayern, par moi-même au Real Madrid, par Ancelotti à Madrid, par Benitez à Liverpool. Si vous mettez tout cela ensemble, je pense que Xabi a toutes les conditions pour devenir un très bon entraîneur."

Article original publié sur RMC Sport