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Procès du couple Fillon : « Il fallait aller vite, l’élection approchait »

François Fillon au Palais-Bourbon, à Paris, le 2 mai 2023.  - Credit:Jeanne Accorsini/Sipa
François Fillon au Palais-Bourbon, à Paris, le 2 mai 2023. - Credit:Jeanne Accorsini/Sipa

Un bon avocat doit être capable de cruauté. Conseil des époux Fillon, Me François-Henri Briard n'en a pas manqué, ce mercredi 28 février, devant la Cour de cassation. On reproche souvent à la justice ses lenteurs. À tort si l'on en croit la célérité admirable avec laquelle elle instruisit l'affaire dont il est ici question : le « Penelopegate ». Avec cette ironie mordante et courtoise dont les « avocats au conseil » ont le secret, Me Briard en a rappelé la chronologie.

Le 25 janvier 2017, Le Canard enchaîné révèle que Penelope Fillon, officiellement attachée parlementaire de son député de mari – il n'était pas encore Premier ministre –, n'était pas franchement débordée par ce travail, pas plus que par le job de « conseillère littéraire » que son époux avait décroché pour elle à La Revue des deux mondes. Le jour même de la parution du scoop, le Parquet national financier (PNF) déclenche une enquête préliminaire. « Un service de police » est désigné aussitôt pour enquêter sur ces « emplois fictifs ».

Heureux hasard des roulements de service

« L'enquête sera menée au pas de charge puisque le parquet en disposera moins d'un mois plus tard », précise Me Briard. Quelques heures après avoir pris connaissance du rapport d'enquête, Éliane Houlette, procureure nationale financière, rédige un réquisitoire introductif, le 24 février 2017. Une instruction est ouverte et, heureux hasard des roulements de service, l'intraitable juge Tournaire hérite du dossier.

Celui-ci trav [...] Lire la suite