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Le président d’Annecy prend la parole sur l'incroyable imbroglio autour du maintien in extremis en Ligue 2

Le président d’Annecy prend la parole sur l'incroyable imbroglio autour du maintien in extremis en Ligue 2

Comme Sochaux, Annecy a vécu des dernières semaines très indécises. Initialement relégué en National 1 après l'imbroglio du match Bordeaux-Rodez lors de la dernière journée de la saison de Ligue 2, le club de Haute-Savoie a appris à deux jours de la reprise son repêchage en deuxième division. Décision prise en raison du rejet du recours de Sochaux, qui n'a pas passé la DNCG.

Pour la première journée de la saison 2023-2024, les hommes de Laurent Guyot se sont lourdement inclinés 4-1 contre Guingamp, dans un stade à huis-clos, faute de pouvoir ouvrir une billetterie avec ce délai si court. Au micro de l’Intégrale Sport sur RMC, le président Sébastien Faraglia a regretté la défaite, mais a partagé sa joie de voir son club obtenir gain de cause: "On se réjouit de notre qualification en Ligue 2. On aurait aimé prendre quelques points mais le contexte était particulier, en plus on a dû jouer à huis clos."

"On devait rester en Ligue 2"

Depuis le mois de juin, Annecy a martelé les prises de positions pour défendre sa place en Ligue 2. "Victime collatérale" du match interrompu entre Bordeaux et Rodez, le président avait déjà demandé chez les Grandes Gueules du Sport sur RMC que "l’équité sportive soit respectée". Tout en avançant que "le sort d’Annecy ne peut pas défendre d’un tapis vert entre Bordeaux et Rodez".

Plusieurs semaines plus tard, Sébastien Faraglia obtient gain de cause: "Ma posture n’a pas changé depuis le 3 juin, ce principe d’équité sportif. Pour nous, ça ne faisait aucun doute qu’on devait rester en Ligue 2, finalement, on se rend compte que c’est compliqué car il y a des choses qui sont possibles ou non en fonction du règlement. Mais au club on a toujours gardé cette posture. Finalement, on a eu une issue heureuse à 48 heures de l’ouverture du championnat. On en est heureux."

Le dirigeant a tout de même eu une pensée pour les Sochaliens qui finalement subissent à la place d’Annecy cette relégation: "On souhaite tout de même à Sochaux de retrouver le haut niveau, ils le méritent. Ce qui leur arrive est terrible."

Un mercato compliqué

Même si la fin est heureuse pour le club de Haute-Savoie, cette situation indécise a énormément impacté le mercato. Un constat que le président reconnaît et qui met un peu la pression sur le club qui devra se montrer très actif durant ce mois d’août: "Bien sûr que ça a été perturbé (le mercato). Un tas de joueurs avec qui on avait engagé des options nous sont passés sous le nez car on n’était pas en capacité de nous engager plus qu’oralement. C’est une nécessité, on doit faire en quelques jours ce que certains ont mis deux mois à faire. On devra être très efficaces et pertinents, faire des choix justes et rapides afin qu’on ne prenne pas trop de retard dans le démarrage de notre saison."

Dans cette tempête, les dirigeants ont tout de même pu compter sur le soutien de l'entraîneur Laurent Guyot qui a grandement contribué à garder le vestiaire soudé: "Le signal fort c’est le renouvellement de notre coach, c’est ce qui a fait que le vestiaire a tenu même on n’est pas au complet. La posture a été difficile à tenir. Je soulève son engagement à lui et aussi de son staff, ils ont fait preuve de beaucoup de détermination vis à vis du groupe."

Actuellement 19e au classement, le principal objectif d’Annecy sera encore une fois d’assurer le maintien en Ligue 2, et de ne pas "revivre ce qu’on vécu cette année, je ne le souhaite à personne. Notre objectif est de faire mieux que l’année dernière. 45 points c’est bien mais pas suffisant."

Article original publié sur RMC Sport