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Plan Écophyto : que sont les indicateurs qui opposent la FNSEA, les écolos et le gouvernement ?

Épandage agricole dans l'Orne, en septembre 2023.  - Credit:PATRICK SICCOLI/SIPA / SIPA / PATRICK SICCOLI/SIPA
Épandage agricole dans l'Orne, en septembre 2023. - Credit:PATRICK SICCOLI/SIPA / SIPA / PATRICK SICCOLI/SIPA

Lors de ses annonces aux agriculteurs, quatre jours avant l'ouverture du 60e Salon de l'agriculture, le Premier ministre Gabriel Attal a indiqué un changement de l'indicateur retenu pour évaluer l'utilisation de pesticides par l'agriculture. Jusqu'ici, pour mesurer l'emploi des pesticides en France, et la tenue de l'objectif d'une baisse de 50 % d'ici à 2030 (par rapport à la période 2015-2017) du plan Écophyto, la France utilisait le Nodu. Elle se basera maintenant sur le HRI1, un indicateur européen.

Derrière ces terribles acronymes, un choix technique, mais aussi politique. Car la mesure de l'utilisation des pesticides ne va pas de soi, et le choix de l'indicateur retenu est loin d'être anodin. Il fait d'ailleurs l'objet d'une controverse : les associations écologistes veulent le maintien du Nodu, tandis que le passage au HRI1 satisfait une demande de longue date de la FNSEA. Décryptage.

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Le Nodu, ou « nombre de doses unités »

  • Ce que c'est : Il s'agit de l'indicateur utilisé depuis 2009 par la France – et par elle seule. Afin de calculer – et de contrôler – le volume de pesticides utilisé, les pouvoirs publics se basent sur les volumes de ventes de ces produits par les distributeurs, la « quantité de substances actives », ou QSA. Mais celle-ci ne suffit pas seule : elle est en effet biaisée par le grammage des produits, qui sont efficaces à différentes doses. Certai [...] Lire la suite