Publicité

Perpignan: les habitants d'un immeuble acceptent de détruire partiellement leurs murs pour retrouver un chat

Lorsque l'on entend un mur miauler, le moment est peut-être venu de se poser des questions. Dans ce cas, le témoin de ces miaulements a bien fait de ne pas garder la découverte pour lui.

Racontée par France Bleu Roussillon, l'histoire rocambolesque de Rosa, une petite féline de 6 ans, commence le 5 mai dernier. Une habitante d'un immeuble de Perpignan s'inquiète de ne pas voir accourir son chat lorsqu'elle remplit sa gamelle de nourriture.

"On vient de déménager et je le laisse aller sur la terrasse, mais il est plutôt du genre Garfield, il ne rate jamais l'heure de la gamelle", explique la propriétaire de l'animal à nos confrères de France Bleu.

Sans tarder, la maîtresse de Rosa s'empresse d'alerter sur la supposée perte de sa chatte et s'occupe d'afficher des petits panneaux invitant à la contacter dans le cas où le félin serait aperçu. Si, trois jours durant, c'est le calme plat qui règne, un voisin de l'immeuble mitoyen va finalement mettre la puce à l'oreille de la propriétaire du chat.

La police demande aux voisins de trouer les murs

En effet, celui-ci affirme entendre des miaulements provenant de son mur, derrière lequel se trouve un conduit d'une ancienne cheminée. Appelés en renfort, les pompiers de Perpignan viennent inspecter les lieux à l'aide, notamment, d'une caméra thermique.

Les secours s'y prennent alors à plusieurs reprises, afin de pouvoir localiser l'endroit où le chat est bloqué. Après plusieurs essais, ce sont finalement les policiers municipaux qui vont décider de passer la vitesse supérieure. Dans la nuit du 8 mai, aux alentours de 2h du matin, le commissariat commence à demander aux locataires s'il est possible de faire des trous dans les murs afin de pouvoir retrouver le chat perdu, depuis quatre jours.

Alain fait partie de ces locataires qui acceptent immédiatement la requête. "S'il faut sauver une vie, que ce soit un animal ou un humain, il n'y a pas de souci ! Un trou ça se rebouche alors qu'une vie ça ne se remplace pas...", a-t-il expliqué à France Bleu Roussillon.

À l'instar des autres locataires, il se retrouve alors avec six trous dans les murs de son salon de méditation. Cependant, pour le moment, les secours font encore chou blanc. Les miaulements ne s'arrêtent pas, toutefois le chat est probablement reclu dans un recoin, de peur des coups de massue assénés pour trouer les murs.

Finalement, c'est dans la fin de journée du 9 mai que le calvaire de Rosa va prendre fin. Une nouvelle fois, une caméra est introduite derrière une prise de courant située au deuxième étage du bâtiment. À cet instant, la propriétaire du chat dit qu'elle aperçoit enfin les "gros yeux ronds" de l'animal. Sur les coups de 19h, un trou, le dernier, est alors découpé dans le placo entourant la prise de courant.

Amaigrie, Rosa est retrouvée en vie et rendue à sa propriétaire. Cette dernière a d'ailleurs promis à ses voisins qu'elle se chargerait de régler les factures afin de reboucher les multiples trous réalisés par les secours les jours et les nuits précédents.

Article original publié sur BFMTV.com