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Pendant ses vacances, David Gaudu s'inscrit au trail nocturne de la SaintéLyon et finit sur le podium

Pendant ses vacances, David Gaudu s'inscrit au trail nocturne de la SaintéLyon et finit sur le podium

Dans le froid, sur la neige, en pleine nuit... Le coureur de la Groupama FDJ David Gaudu, 9e du dernier Tour de France et grand passionné de course à pied, a troqué le guidon pour la lampe frontale dans la nuit de samedi à dimanche pour s'aligner sur les mythiques 78km nocturnes du célèbre trail français de la SaintéLyon.

Associé au spécialiste de l'exercice Alexandre Fine, champion de France 2019 de trail court, le cycliste breton a terminé 2e du relais à deux, avalant plus de 2300m de dénivelé dans des températures glaciales sur les sentiers enneigés entre les villes de Saint-Étienne et de Lyon. Et en transmettant le relais en cinquième position avec une perf de 2h20 sur les 34 premiers kilomètres (une moyenne de 4'48'' au kilomètre) le grimpeur français faisait bien partie des meilleurs de la course.

"Je pense que le trail est ce qui se rapproche le plus du vélo en termes d'effort. C'est un combat contre soi-même, comme dans un col. Il y a des adversaires, bien sûr, mais c'est surtout repousser ses limites. On ne compte que sur soi-même", a témoigné dans les colonnes de L'Équipe celui qui avait terminé premier français du dernier Tour de France.

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A post shared by Viktorija Burakauskas (@toribur) on Jan 21, 2020 at 8:43am PST

Avec l'aval de son équipe pour éviter un "burn-out"

Plus qu'un coureur du dimanche, Gaudu s'est engagé sur le trail, réputé pourtant comme une course extrêmement difficile, avec l'ambition de l'emporter, compétiteur oblige.

"La gagne ou l'hôpital, c'est ce que m'a dit David !", a révélé son coéquipier à L'Équipe.

Et à défaut de gagner, le cycliste professionnel, qui dit courir pour "sortir la tête du vélo", a bien frôlé l'hôpital avec une chute, sans gravité, sur une plaque de verglas. De quoi se poser des questions sur les risques d'une telle activité pour un coureur aussi important pour l'équipe Groupama-FDJ qui lui avait donné le feu vert.

"Ça reste un sport dangereux, mais je peux très bien aller rouler et me faire faucher par une voiture, faire du ski alpin et tomber", se défend Gaudu qui insiste sur l'importance pour des professionnels d'avoir des passions à côté de la pédale: "Parce que faire des journées 'vélo, manger, dormir', ça peut pousser au burn-out."

Article original publié sur RMC Sport