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Pacte enseignant : quel bilan après six mois d’existence ?

Un professeur sur trois serait signataire du pacte, d'après le Ministère de l'Education nationale.  - Credit:violaine allirand / MAXPPP / PHOTOPQR/LA MONTAGNE
Un professeur sur trois serait signataire du pacte, d'après le Ministère de l'Education nationale. - Credit:violaine allirand / MAXPPP / PHOTOPQR/LA MONTAGNE

« Pourriez-vous changer mon nom ? », « On est d'accord que c'est anonyme », « Citez uniquement mon prénom »… Les entretiens avec les professeurs se suivent et se ressemblent. Qu'ils soient agrégés ou certifiés, qu'ils enseignent au collège, au lycée ou en primaire, presque tous ont requis l'anonymat. Et tous, signataires ou non, ont un avis très tranché sur le pacte enseignant. Comme si cette question ne pouvait pas être abordée autrement.

Instauré à la rentrée 2023, le pacte enseignant est proposé au personnel de l'Éducation nationale, en particulier les professeurs du primaire et du secondaire. Il prévoit une prime en échange de missions appelées « briques », effectuées en dehors des heures de cours. Celles-ci se déclinent en plusieurs volets : des remplacements de courte durée au soutien en mathématiques et en français pour les élèves de sixième, en passant par de l'aide aux devoirs (« Devoirs faits »), du conseil et suivi d'orientation ou encore la coordination de projets d'innovation pédagogique.

Chaque brique est rémunérée à hauteur de 1 250 euros brut annuel pour un volume horaire allant de 18 à 24 heures de plus par an en fonction des tâches choisies. Ainsi, un enseignant volontaire peut signer jusqu'à trois briques en lycée général et cinq en professionnel et cumuler ainsi jusqu'à 3 750 ou 6 250 euros brut de complément de salaire par an. Les établissements disposent d'une enveloppe avec plusieurs briques à répartir en fonction de leurs besoins. La [...] Lire la suite