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Nucléaire : une alliance entre Framatome et le russe Rosatom fait des étincelles

La centrale nucléaire du Gubey à Saint-Vulbas, dans le département de l'Ain.   - Credit:Mourad ALLILI / MAXPPP
La centrale nucléaire du Gubey à Saint-Vulbas, dans le département de l'Ain. - Credit:Mourad ALLILI / MAXPPP

S'allier avec l'ennemi… Pour mieux s'en libérer ? Alors que Vladimir Poutine et Emmanuel Macron font escalade de propos belliqueux sur fond de guerre en Ukraine, l'accord conclu entre leurs champions nucléaires respectifs, le français Framatome et le russe Rosatom, nourrit la polémique en Allemagne, où se trouve l'usine dans laquelle Framatome assemblera demain, sous licence russe, le combustible destiné à alimenter les réacteurs de conception soviétique des pays de l'Europe de l'Est.

Des milliers d'opposants ont manifesté leur colère, alors que le ministère fédéral allemand de l'Environnement doit faire connaître mi-mai sa décision. Une polémique très politique dans un pays qui a choisi de sortir du nucléaire, et qui révèle l'étendue des dépendances énergétiques dans lesquelles se sont enfermés à la fois l'Europe et les États-Unis, contraints, depuis le début de la guerre, de composer avec Moscou pour éviter le black-out, et la fermeture de leurs usines. « Les pistes permettant de nous libérer de ces dépendances seront évidemment discutées à Bruxelles » où se tient ce 21 mars un Sommet du nucléaire, en présence d'Emmanuel Macron, confirme l'Élysée.

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Dans ce contexte, la très discrète création, l'an dernier, d'une coentreprise (ou « joint-venture ») entre Framatome et Rosatom a ravivé les polémiques… Et les incompréhensions.

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