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Nouvelle-Zélande-Afrique du Sud: pourquoi les Boks risquent (très) gros avec les accusations de racisme contre Mbonambi

Les Springboks retiennent leur souffle. A cinq jours de la finale de la Coupe du monde de rugby face à la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud pourrait perdre son talonneur Bongi Mbonambi. Le joueur de 32 ans (67 sélections) est accusé d’avoir proféré une insulte raciste contre le 3eme ligne anglais Tom Curry. A la demi-heure de jeu de la demi-finale entre le XV de la Rose et l’Afrique du Sud, le joueur britannique aurait demandé à l’arbitre ce qu’il doit faire après avoir été traité de "connard de blanc" par Bongi Mbonambi. L’affaire qui fait les choux gras des médias britanniques est prise "très au sérieux" par la Fédération sud-africaine. Il faut dire qu’elle de quoi faire trembler les triples champions du monde.

Le seul talonneur des Springboks

L’Angleterre avait jusqu’à ce lundi matin pour signaler cet incident présumé au commissaire à la citation. Or l'affaire a bien été remontée puisque le dossier sera bel et bien examiné. "World Rugby prend extrêmement au sérieux toutes les allégations relatives à des comportements à caractère discriminatoire. Nous sommes en mesure de confirmer que nous avons officiellement examiné l’allégation formulée par le joueur anglais Tom Curry s’agissant de l’utilisation de propos à caractère discriminatoire lors de la demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby 2023 entre l’Angleterre et l’Afrique du Sud, ce samedi. World Rugby ne formulera aucun commentaire avant la clôture de la procédure", indique le communiqué.

Mbonambi s’expose à une suspension d’au minimum six matchs pour une agression verbale selon l’article 9.12 du règlement de World Rugby. Autant dire qu’en cas de sanction, les chances de voir Bongi Mbonambi samedi soir sur la pelouse du Stade de France sont nulles. Il s’agirait d’un énorme coup dur pour l’Afrique du Sud. Mbonambi est en effet le seul talonneur de métier des Springboks. Au même poste, Malcolm Marx avait été sélectionné pour le Mondial il s’est blessé au genou et a été remplacé par l’ouvreur Handré Pollard. Le sélectionneur Jacques Nienaber et Rassie Erasmus, le directeur du rugby sud-africain, devraient donc reconstituer une première ligne en cas de suspension de Mbonambi face à la Nouvelle-Zélande. Et la mêlée qui était le point fort des Springboks depuis le début de la Coupe du monde, pourrait bien devenir leur tendon d’Achille.

Article original publié sur RMC Sport