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Les mosaïques antiques rendues au musée de Beyrouth sont-elles des faux ?

Mosaïque de Neptune et Amphitrite (premier quart IVe s. apr. J.-C.) découverte à Constantine en 1842. Selon Djamila Fellague, cette oeuvre aurait servi de modèle à une copie contemporaine restituée au Liban à l'automne dernier.  - Credit:Musée du Louvre/Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
Mosaïque de Neptune et Amphitrite (premier quart IVe s. apr. J.-C.) découverte à Constantine en 1842. Selon Djamila Fellague, cette oeuvre aurait servi de modèle à une copie contemporaine restituée au Liban à l'automne dernier. - Credit:Musée du Louvre/Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines

Maîtresse de conférences en histoire de l'art et archéologie, chercheuse au laboratoire universitaire « Histoire cultures Italie Europe » (Luhcie) de l'université de Grenoble (Isère), Djamila Fellague a semé le trouble dans le monde des musées en affirmant, à l'automne dernier, que les œuvres d'art restituées par les États-Unis au Liban étaient probablement de simples copies. Pour Le Point, elle revient sur cette affaire.Le Point : Le 7 septembre dernier, le district attorney de Manhattan, Alvin Bragg, a indiqué avoir restitué au Liban neuf mosaïques antiques, d'une valeur estimée à près de 9 millions de dollars. De quelles collections proviennent-elles ?

 - Credit: ©  DR
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Djamila Fellague conduit de nombreux travaux sur l’architecture et le mobilier lapidaire. Après une thèse sur l’architecture monumentale antique, soutenue en 2007 à l’université Lyon-2, elle a enseigné à l’université de Strasbourg puis de Grenoble. © DRDjamila Fellague : Les pièces remises au Liban ont été saisies, avec d'autres, dans des entrepôts du New Jersey en 2021. Elles étaient la propriété de Georges Lotfi, un collectionneur libanais qui avait collaboré avec le district attorney de Manhattan, notamment dans l'affaire du sarcophage égyptien volé puis acheté par le Metropolitan Museum of Art de New York et exposé en 2018.

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