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Montpellier: "Ils peuvent me dire ce qu’ils veulent à la mairie...", la grosse colère de Der Zakarian contre la pelouse de la Mosson

Michel Der Zakarian n’a pas l’habitude de manier la langue de bois. Dimanche, c’est coach montpelliérain particulièrement remonté qui a quitté le stade de la Mosson. Pas contre son équipe, tenue en échec à domicile par le Stade Rennais (0-0) pour le compte de la 6eme journée de Ligue 1, mais contre l’état de la pelouse.

Autrefois considérée comme l’une des plus belles de France, elle est abimée par la pyriculariose, un champignon qui ravage les pelouses dans de nombreuses enceintes. Du côté de la Métropole, on indique que le coût pour s’en débarrasser se situe entre 1,5 et 1,8 million d’euros. Une somme trop élevée pour envisager des travaux. "Ce n’est pas d’actualité", indiquait très récemment Thierry Guittet, le directeur adjoint du service des sports de la Métropole à Midi-Libre.

"On joue sur du sable mouvant"

Si la métropole a qualifié "les conditions de jeu de "correctes", ce n’est donc pas l’avis de Michel Der Zakarian : "Ils peuvent me dire ce qu’ils veulent à la mairie mais on joue sur un terrain catastrophique, a-t-il soufflé dimanche après le résultat nul face aux Rennais. Ils disent que ça désavantage Rennes… Mon cul ! Ça nous désavantage nous. On n’a pas de joueurs puissants. Quand on joue sur du sable mouvant, c’est très compliqué pour nos joueurs, pour créer du jeu, faire des bonnes passes. Pour être offensivement meilleurs, il faut un terrain correct. On le voit à l’extérieur, où on arrive à se créer de meilleures situations." Ce coup de gueule du coach montpelliérain survient alors que le projet d’un nouveau stade porté par le club piétine. "La banque des territoires réduit drastiquement ce qu'elle devait nous donner. On ne sait pas trop où on va", avait regretté le président du MHSC Laurent Nicollin cet été.

Article original publié sur RMC Sport