Publicité

MMA: "Dana White m’a dit que j’y serai", objectif UFC Paris en 2024 pour Kevin Jousset

Il rêvait de débuter à l’UFC dans son pays, à Paris, début septembre. Kevin Jousset aura finalement dû attendre une semaine plus tard et l’UFC 293 à Sydney, en Australie, l’autre chez lui car pays où il s’est installé il y a quelques années avant de partir de l’autre côté de la mer de Tasman direction Auckland. "Après mon dernier combat à HEX, racontait il y a quelques mois l’ancien double champion (-77 et -84 kilos) de l’organisation océanienne, j'étais sûr à 99 % que j'allais combattre à Paris. C'est ce qu'ils avaient sous-entendu à mon manager. Je me suis préparé pour mais au fil des semaines, avec mon nom qui n’arrivait pas, j’ai eu l'impression que ça n’allait pas se faire. Au final, ils ont mis un Français contre un Irlandais en Australie alors que ça aurait sûrement eu plus de sens en France. Mais je suis très content d'avoir eu l’appel de l’UFC. Un événement numéroté est une expérience folle. J’ai regardé l’UFC Paris et ça m’a donné bien envie mais je sais que ça arrivera dans le futur."

>> Vivez Song-Jousset et toutes les soirées UFC avec les offres RMC Sport

Partie remise. L’ancien judoka vit en Nouvelle-Zélande, où il s’entraîne au City Kickboxing sous l’égide de coach Eugene Bareman et avec la star Israel Adesanya (entre autres) comme partenaire. Mais son pays reste la France. Et pas question de ne pas être à l’UFC Paris en 2024. De retour dans l’octogone ce week-end, pile trois mois après avoir étranglé Kiefer Crosbie au premier round pour ses débuts à l’UFC, Kevin Jousset (30 ans; 9-2 en carrière) souhaite rester actif dans la plus grande organisation de MMA à travers la planète. Objectif l’an prochain si tout va bien? "Quatre ou cinq combats" et "le top 15 à la fin de l’année s’(il) les gagne tous". Avec un arrêt obligatoire au milieu de tout ça: la capitale française. Pour laquelle le patron exécutif de l’UFC lui a déjà promis un billet.

"Quand j’ai combattu à Sydney, j’ai vu Dana White après mon combat, il m’a félicité et il m’a dit: ''L’UFC est en train de se développer énormément en France, tu seras sur la carte en 2024''. Clairement, j’y serai. Il n’y a pas le choix. Même si je dois attendre un mois ou deux de plus avant de recombattre, je préfère attendre, même si je veux être actif, car je veux combattre devant mon public. Ça me ferait vraiment plaisir. Je n’ai jamais combattu en France et c’est un gros objectif." Le garçon aurait même un adversaire rêvé pour Paris: l’Australien Jack Della Maddalena, actuel numéro 11 du classement des challengers des -77 kilos (sa catégorie), qui lui a infligé la première défaite de sa carrière en MMA en octobre 2019 dans l’organisation Eternal MMA sur arrêt du médecin.

"Le combattre chez moi cette fois-ci, ce serait pas mal. Je combats partout, peu importe, mais avoir ce combat à la maison, ça ferait plaisir." Match aller chez l’Australien, match retour chez le Français, l’idée est belle même si Jousset devra d’abord approcher le top 15 pour espérer un tel nom. En attendant, il va tenter d’enchaîner les succès pour continuer sa progression vers les sommets. Avec la conscience que ce combattant né au MMA en Australie et en Nouvelle-Zélande arrive au bon moment pour profiter de la vague qui porte la discipline dans son pays ces deux dernières années.

"Dans la vie, il faut parfois un peu de chance aussi, être opportuniste et savoir la saisir. Ce sont des choses que je n’ai pas choisies mais c’est cool de voir que le MMA se développe énormément en France. L’une des raisons principales, c’est justement que l’UFC soit arrivée en France, du coup maintenant tous les gens s’y intéressent. Mais des athlètes au plus haut niveau mondial, ça fait déjà des années qu’on en a. Mais si on n’a pas les opportunités, malheureusement, personne ne le sait. Maintenant que l’UFC vient en France et que tout le monde se rend compte qu’on a des athlètes très bons, je pense que ce n’est que le début pour le MMA en France. Si tu regardes dans trois-cinq ans, ce sera clairement une des plus grosses nations de ce sport." D’ici là, le public tricolore aura fait mieux connaissance avec Kevin Jousset.

Article original publié sur RMC Sport