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Ligue 2: 5.000 messages de menaces et d'insultes, Buades raconte son calvaire après Bordeaux-Rodez

Ligue 2: 5.000 messages de menaces et d'insultes, Buades raconte son calvaire après Bordeaux-Rodez

Le 2 juin dernier, Lucas Buades marque contre Bordeaux lors de la dernière journée de Ligue 2. Agressé par un supporter bordelais, il est victime d'une commotion cérébrale. Le match est arrêté, Rodez déclaré vainqueur sur tapis vert et Bordeaux fait alors une croix sur la montée en Ligue 1. Le milieu de terrain de Rodez, lui, vécu l'enfer lors des semaines qui ont suivi.

"J'ai reçu d'innombrables menaces de mort, des lettres au domicile familial, a-t-il raconté samedi au micro de beIN Sports, après le match entre Rodez et Saint-Etienne. J'ai vu mon père parfois appeuré de la situation, il se demandait comment j'allais jouer au football. J'espère l'avoir rendu fier aujourd'hui. Je veux lui dire que je suis revenu, que je suis en forme pour cette raison et qu'il n'a pas à s'inquiéter."

Buades assure être resté cloîtré chez lui pendant un certains temps : "Je suis resté pendant deux semaines au domicile familial, dit-il. J'avais besoin du soutien de mes proches. J'ai dû recevoir 5000 messages de menaces de mort, d'insultes en tout genres. Mes parents également. On est restés soudés, ensemble, pour se soutenir et pouvoir sortir de cette période sombre qui vient entacher le football."

"Je suis une personne honnête"

Dans les prochaines semaines, Lucas Buades ira sans doute jouer à Bordeaux, ce qui ne l'effraie pas. "Je ne l'appréhende pas. (...) C'est malheureux mais desfois on y pense un peu, on imagine si ça devait se repasser. Je compte sur les clubs pour faire le nécessaire, qu'on ne puisse plus vivre ce genre d'émotions, voir ce genre d'images sur un terrain de football."

Le joueur français a aussi réagi aux accusations de triche de certains. "Ils peuvent penser ce qu'ils veulent. Je suis droit dans mes bottes. Je suis une personne honnête, je me bats même aux entraînements, je m'embrouille avec mes coéquipiers dès qu'ils ne le sont pas. Les gens peuvent penser ce qu'ils veulent de moi, tant que les proches connaissent la personne que je suis, c'est le plus important."

Sur l'incident en tant que tel, il raconte : "Je célèbre mon but, je n'ai aucune intention de chambrer le public, on le voit très bien aux images. Je fais ma célébration habituelle, je dédicace ce but à mon père et à mon frère. Je suis surpris de voir ce supporter face à moi, qui me touche et me coupe la respiration. J'ouvre les yeux, je vois tout le monde autour de moi. Je suis choqué. J'ai eu des rendez-vous avec des spécialistes, trois en tout qui ont diagnostiqué ce qui a été dit dans la presse."

Article original publié sur RMC Sport