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Ligue 1: "On a un plan à 10 ans", le président de Troyes détaille le projet avec City Group

Ligue 1: "On a un plan à 10 ans", le président de Troyes détaille le projet avec City Group

Malgré une situation très délicate en Ligue 1, avec 12 points de retard sur le premier non relégable à quatre journées de la fin, le lien étroit entre Troyes et Manchester City a visiblement encore de beaux jours devant lui. Invité de l’After Foot sur RMC ce jeudi, Aymeric Magne, président de l’ESTAC, propriété de City Group depuis 2020, a assuré que le club de l’Aube était impliqué dans un projet à long terme.

"On a un plan à dix ans. On a un projet qui est clair. Je vais vous le dire honnêtement, il a été mal communiqué au début, a détaillé le dirigeant sur RMC. C’est délicat, dans la situation où on est aujourd’hui, de parler d’un plan à long terme. Quand on a un plan à dix ans, on sait qu’on veut investir chaque année sur les joueurs. Combien on va investir sur les infrastructures, combien de temps on va passer en Ligue 1… Il y a l’aléa sportif, mais on a recruté des gens de très haute expérience au niveau du staff business et administratif. On a recruté un staff vidéo/data en lien avec City qui nous aide pour avoir les meilleures conditions et on investit sur notre équipement."

La Ligue 2, pas une catastrophe

"Aujourd’hui, on est entre la 15e et la 30e place du championnat, a poursuivi Aymeric Magne. Notre objectif est d’être entre la 12e et la 22/23e. Donc oui, on va y passer en Ligue 2. C’est une catastrophe à Saint-Etienne ou à Bordeaux. A Troyes, c’est très embêtant, c’est un échec. Mais le fait d’avoir City va nous permettre d’inverser la tendance du 20-80 (20% en Ligue 1, 80% en Ligue 2). On ne sera pas 80% du temps en Ligue 1 mais on va au moins essayer 70%. D’autant plus que City investit sur d’autres choses dans la ville pour développer le territoire."

En plein milieu de saison, l’ESTAC s’est séparé de Bruno Irles alors qu’il pointait au 13e rang de la Ligue 1 après 14 journées, avec trois points d’avance sur la zone rouge. Patrick Kisnorbo, alors à la tête de Melbourne City, un autre club du giron City Group, avait alors été nommé à sa place. Pour un bilan comptable très peu reluisant (une seule victoire en 19 journées de Ligue 1, huit points en tout).

Kisnorbo sera le coach de l'ESTAC la saison prochaine

"On était persuadé que Patrick Kisnorbo allait réussir. L'erreur, c'est le timing, a concédé Aymeric Magne dans l’After Foot. Pour mettre un style de jeu et une culture, c'est en début de saison et pas en milieu de saison. On l’avait fait car on avait la chance d’avoir quatre semaines de préparation avec la Coupe du monde. Est-ce que Kisnorbo sera toujours le coach la saison prochaine ? Oui. On est persuadé qu’avec Bruno (Irles), on aurait été limités dans le projet qu’on voulait développer au même titre qu’avec Laurent Batlles."

Pour expliquer les mauvais résultats de la deuxième partie de saison, le président de l’ESTAC invoque un mercato d’hiver pas à la hauteur des attentes. "Au moment du mercato d’hiver, l’objectif était de récupérer quatre joueurs. Malheureusement, on a loupé des joueurs. C’est sur la fin que ça se joue car on n’est pas forcément les premiers choix. Exemples concrets: on avait ciblé Frédéric Guilbert et Morgan Sanson au début du mercato, on était prêts à signer. Mais Strasbourg arrive et prend les deux joueurs. Pareil pour Angelo Fulgini: on a été en discussion pour le récupérer et c’est finalement Lens qui le récupère."

Article original publié sur RMC Sport