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Lens-OL: une huitième défaite pour Lyon malgré des progrès entrevus pour la première de Sage

Pierre Sage n’est pas magicien. Le coach intérimaire de l’OL, nommé dans l’urgence après la destitution de Fabio Grosso, a remis de l’ordre et de la cohérence dans la maison rhodanienne, lanterne rouge du championnat, une maison en proie aux flammes avant un déplacement périlleux à Bollaert, où la défaite lui était promise.

La défaite est d'ailleurs venue, puisque Lyon s’est incliné sur le fil (2-3) contre Lens, encaissant un huitième revers cette saison. Mais les Gones, qui débarquaient dans le Nord sans la moindre certitude, avec à leur tête un tout nouveau coach qui ne devrait pas s’éterniser sur le banc, ont toutefois montré des signes encourageants.

"Il faut se relever, et réapprendre à marcher avant de courir", philosophait sur Prime Video le directeur sportif David Friio, intronisé cette semaine. Lyon a donc réappris les bases, face à des Lensois qui restaient en Ligue 1 sur huit matches sans défaite, les cinq derniers sans encaisser le moindre but, en commençant par bien défendre.

Ce que les Lyonnais ont plutôt bien fait, et en avançant, dans les dix premières minutes, encouragés par leur capitaine, Alexandre Lacazette, que l’on a vu exhorter ses partenaires à remonter le bloc pour maintenir la pression dans le camp adverse et tenir le ballon éloigné le plus longtemps possible de leur propre moitié de terrain.

Offensivement, l’ouverture du score de Jake O'Brien sur corner (15e) a semblé libérer l’OL, qui sest alors montré plus confiant pour se projeter vers l’avant, dans le sillage d’un Rayan Cherki inspiré dans ses orientations balle au pied. Ceux de Lacazette étaient moins bien chaussés.

Le meilleur buteur de l’OL (3 réalisations cette saison, à égalité désormais avec O'Brien, auteur d'un doublé samedi) a connu un déchet important. Il a manqué un contrôle dans la course sur une très belle ouverture (32e), et s’en est logiquement voulu. Mais la plus grosse occasion est intervenue juste avant la pause, quand il a repris du ventre et à bout portant un centre au cordeau de Moreira (40e).

Lens se reprend après l'humiliation

Avec 6 tirs, dont trois cadrés (contre 4 tentatives et 3 qui auront trouvé la cible côté lensois), et 9 ballons touchés dans la surface adverse, les Lyonnais semblaient sur la bonne voie à la mi-temps, celle du redressement. "Pierre Sage nous a apporté un peu de liberté, les mouvements sont coordonnées, on bouge là où le jeu le demande", confirmait Rayan Cherki à la pause au micro de Prime Video.

Reste que, même animé des meilleures intentions, l’ensemble demeure fragile, comme l’a montré l’égalisation du RC Lens, consécutive à un contrôle manqué du buteur O’Brien, qui lançait Wesley Saïd, intraitable face à Lopes (26e). Et quand ce même Jake O’Brien remettait les deux équipes à égalité (72e) après un penalty de Frankowski (52e), il fallait moins de cinq minutes à Lens pour profiter d’une nouvelle erreur de l’arrière-garde lyonnaise, si fébrile.

Devant son gardien, Dejan Lovren voyait la reprise de Frankowski lui passer sous le pied, sous le regard catastrophé de son gardien, Anthony Lopes. En face, Bric Samba a multiplié les parades (59e, 71e, 81e) et accentué la frustration des Lyonnais, qui n’auront pas démérité sur la pelouse du vice-champion de France en titre, réduit à dix après l’expulsion logique de Florian Sotoca (91e).

Mais le miracle n’a pas eu lieu, et le rebond est finalement pour les Lensois, qui repartent de l'avant après l’humiliation (6-0) infligée cette semaine par Arsenal, en Ligue des champions. Une compétition qui n’est plus un rêve, même lointain pour l’OL, qui se concentre avant tout sur son maintien, plus que jamais.

Article original publié sur RMC Sport