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JO 2030: "Les Alpes françaises seront un modèle pour les Jeux olympiques d’hiver", promet Martin Fourcade

Sauf invraisemblable retournement de situation, la France sera l’épicentre de la planète sportive à l’hiver 2030. Lors d’un point presse organisé ce mercredi, le Comité international olympique (CIO) a indiqué être entré en "dialogue ciblé" avec la candidature française, portée par les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les Alpes françaises sont l’unique candidature retenue par le CIO.

"En tant que membre du CIO, sportif français et citoyen français, je me réjouis de cette annonce du CIO de pouvoir rentrer en dialogue ciblé, a salué Martin Fourcade, quintuple champion olympique de biathlon, après cette annonce. C’est une phase importante de la candidature qui s’ouvre afin de continuer à affiner notre dossier pour construire la meilleure candidature possible pour les Alpes françaises en 2030. Ça a été un travail conséquent sur ces derniers mois."

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La candidature, qui assure se baser sur 95% de sites existants, s'étend de Nice au Grand Bornand, avec un pôle ski alpin sur les sites de Courchevel-Méribel et de Val d'Isère, le ski de fond à La Clusaz, et un village olympique basé à Nice, tout comme les épreuves de patinage.

"Ça aurait été un rêve de carrière"

"Je suis très heureux que nous ayons la possibilité de pouvoir façonner les Jeux de demain, de pouvoir apporter au mouvement olympique un nouveau virage, a poursuivi Martin Fourcade. De la même façon que Paris 2024 est un changement dans le modèle des Jeux olympiques d’été, les Alpes françaises seront un modèle pour les Jeux olympiques d’hiver. Je suis très heureux. Pour avoir vécu la défaite de la candidature d’Annecy en 2018, je ne peux que me réjouir de cette belle nouvelle. J’ai forcément une pensée émue pour tous ces athlètes français qui vont pouvoir regarder cette échéance avec énormément d’envie. Ça aurait été un rêve de carrière. Je suis heureux qu’on l’ai offert aux athlètes et aux citoyens français."

Une campagne express

La candidature française, montée en quelques mois, a donc réussi une campagne express. Le projet porté par les deux régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur, et adoubé par l'Elysée cet été, a passé avec succès les points d'étapes obligatoires.

"C’est une très bonne nouvelle. Les Alpes françaises ont posé une candidature qui méritait une vraie réflexion, s’est de son côté félicité Sébastien Amiez, médaillé d’argent aux JO 2022 de Salt Lake City. L’avenir du sport en général passera aussi par des candidatures où on réutilise au maximum des constructions déjà existantes. On reviendra dans de grands sites prestigieux. Ça a été très vite, la candidature a été rapide, mais ça a été bien pensé, bien réfléchie. Il y a un vrai travail commun."

Si l'exécutif du CIO juge suffisantes les garanties françaises, il recommandera sa désignation comme hôte des JO 2030 lors d'une session l'an prochain, qui devrait être celle de Paris en juillet, juste avant les JO 2024. À l’inverse, si le dossier français est jugé décevant, l'instance olympique peut renvoyer la candidature en "dialogue permanent", c'est-à-dire reprendre la procédure à zéro, une hypothèse toutefois peu probable à moins de sept ans de la compétition.

Article original publié sur RMC Sport