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JO 2024: pourquoi ça se complique pour le surf à Tahiti

Les épreuves de surf des JO de Paris pourront-elles bien se dérouler dans l’océan Pacifique? Un site qui se trouve à 15.000 km de Paris, sur l'île de Tahiti, plus précisément sur la presqu’ile sauvage de Tahiti Iti, à l’opposé de la capitale Papeete.

C’est là, à Teahupoo, que se trouve une vague mythique, découverte par les surfeurs les plus téméraires dans les années 1980. Une vague très large et très longue. Elle fait généralement deux à trois mètres de haut mais peut atteindre sept mètres avec la houle. En août 2000, une sorte de record du monde y a été battu. Un Américain de Hawaï a surfé ce qui est considéré comme le plus gros tube de tous les temps.

C’était donc le lieu idéal pour organiser les épreuves des Jeux olympiques, qui dureront quatre jours, fin juillet. Sauf que pour les Jeux, il faut installer au large une tour pour accueillir les juges. Et cette construction est de plus en plus contestée, d’autant que les travaux ont mal commencé.

Des dégâts dès le début des travaux

Le week-end dernier, lors de premiers essais techniques, une barge a brisé des coraux. Des opposants à cette construction ont filmé la scène et diffusé les images, pour prouver que l’on ne peut construire ces installations sans endommager la barrière de corail.

Pour calmer le jeu, le président de la Polynésie s’est rendu sur place et il s’est baigné dans la lagune pour respecter une coutume locale et ce que l’on appelle la force sacrée de la vague.

Les travaux ont été suspendus, pour l’instant. Il y a un projet de construire une tour beaucoup plus petite, sans eau, ni toilettes, ni électricité. Mais même celle-là, les amoureux du site n’en veulent pas. Et ils ont reçu le soutien des surfeurs californiens. Une manifestation a eu lieu à San Diego.

Le problème, c’est que l’on n’a pas de plan B. Aucun autre site français n’a postulé pour organiser ces épreuves olympiques…

Article original publié sur RMC Sport