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INFO LE POINT. Michèle Alliot-Marie renvoyée en correctionnelle

Michèle Alliot-Marie, 77 ans, comparaîtra cette année en correctionnelle pour « prise illégale d’intérêts ».  - Credit:HADJ/SIPA / SIPA / HADJ/SIPA
Michèle Alliot-Marie, 77 ans, comparaîtra cette année en correctionnelle pour « prise illégale d’intérêts ». - Credit:HADJ/SIPA / SIPA / HADJ/SIPA

L'affaire ne date pas d'hier et le délai n'est pas vraiment « raisonnable », mais c'est ainsi : ancienne figure de la droite et ex-ministre des présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkzoy (des Affaires étrangères, de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense), Michèle Alliot-Marie, 77 ans, comparaîtra cette année en correctionnelle pour « prise illégale d'intérêts ».

Le juge du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) qui instruit l'information judiciaire dans laquelle elle est mise en examen depuis 2019 vient, en effet, d'ordonner son « renvoi » devant le tribunal.

Ouvert en 2013, le dossier porte sur le versement de plusieurs subventions de la ville de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) à une association, « La Fondation du bénévolat », dont son père – l'ex-député-maire de Biarritz Bernard Marie, décédé en 2015 – était le président. Ministre en exercice, Mme Alliot-Marie était adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz quand ces subventions ont été votées par le conseil municipal, entre 2009 et 2013, pour un montant annuel de 25 000 euros. Ces aides municipales transitaient par l'office du tourisme de la ville et visaient à financer le Festival des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz, manifestation dont la Fondation du bénévolat assurait l'organisation.

Les avocats de Michèle Alliot-Marie contestent toute infraction

Investie d'un mandat électif public, Mme Alliot-Marie avait-elle un « intérêt » à ce qu'une aide soit versée à une association que présid [...] Lire la suite