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"Hors-sol", "déconnecté", "méprisant": les oppositions fustigent Emmanuel Macron après son interview

Quelques minutes après l'interview donnée par Emmanuel Macron ce lundi soir sur TF1, les oppositions ont vivement réagi, dénonçant un président "hors-sol" et "méprisant".

Du côté des Insoumis d'abord, le député François Ruffin a estimé que le chef d'Etat est "complètement hors-sol et ne comprend pas comment vivent les gens.

D'après lui, le président de la République "n'a rien à proposer sur le terrain" des salaires.

"Les Français sont en attente de pouvoir d’achat. (...) Ils sont en attente de justice fiscale", a encore lancé François Ruffin sur notre antenne.

Même réaction du côté de Manuel Bompard, qui a déploré sur Twitter une interview qui sonne comme un "énième exercice d’autosatisfaction, de mépris et de mensonges".

"On comprend pourquoi 65% des Français ne l’écoutent plus", a-t-il ajouté dans son tweet.

Mathilde Panot a quant à elle jugé Emmanuel Macron "déconnecté comme jamais".

"Être impopulaire vaudrait brevet de courage"

Du côté des socialistes, Olivier Faure a notamment réagi à cette phrase prononcée par le président: "Même quand il y a des contestations, on ne change pas."

"Être impopulaire vaudrait brevet de courage. Plus qu’impopulaire Macron est minoritaire. Il méprise 9 actifs sur 10, tous les syndicats et l’Assemblée nationale", a tweeté le Premier secrétaire du PS.

Marine Tondelier a, elle, rebondi sur la réponse apportée par Emmanuel Macron aux Français qui l'estiment "méprisant". Le chef de l'Etat a "récusé" ce terme, estimant "qu'on ne va pas au contact comme il va depuis qu'il est engagé dans la vie politique, quand on a du mépris pour les gens" et que "le vrai mépris, c'est de mentir aux gens".

"Emmanuel Macron, pourriez-vous nous rappeler qui nous a menti en promettant une revalorisation des petites pensions à 1200€ ou en nous présentant la retraite à 64 ans comme la seule solution pour combler le déficit?", a alors questionné la secrétaire nationale d'EELV sur Twitter.

Une future baisse d'impôts? "Encore une escroquerie macroniste"

À droite aussi les critiques fusent. Marine Le Pen a jugé qu'Emmanuel Macron fait "un déni de réalité sur le macronisme".

"Appauvrissement des classes moyennes, ensauvagement de la société, mépris pour la démocratie...Un autoportrait sévère mais juste!" a-t-elle tweeté, ajoutant que le Rassemblement national est "prêt pour réussir là où ils ont échoué".

Citant l'objectif annoncé ce lundi d'Emmanuel Macron de baisser de deux milliards d'euros les impôts sur les ménages d'ici 2027, le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy a déploré "encore une escroquerie macroniste".

Louis Aliot a lui aussi dénoncé sur BFMTV un président "en déconnexion totale avec le pays". "Il tente d’imposer des réformes même contre l’avis de son camp. Il se moque pas mal de ce qu'il se passe dans son pays" a ajouté le maire RN de Perpignan.

"Le président a parlé pour ne rien dire"

Le président des Républicains a de son côté qualifié l'interview du président de "très longue, trop longue".

"Un peu le sentiment que le président a parlé pour ne rien dire. Ce n'est pas la répétition des discours qui leur donne de la force", a ajouté Eric Ciotti.

Emmanuel Macron a annoncé ce lundi l'envoi de nouvelles munitions à l'Ukraine, une baisse d'impôts pour les ménages et a estimé qu'Elisabeth Borne agit avec "force, détermination et courage".

Article original publié sur BFMTV.com