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“Homo naledi” aurait maîtrisé le feu il y a 230 000 ans

Des preuves de l’utilisation du feu par Homo naledi, une espèce éteinte d’homininés ayant vécu il y a plus de 230 000 ans en Afrique du Sud, viennent d’être mises au jour dans le complexe de grottes appelé Rising Star. “Nous savons que H. naledi mesurait en moyenne 144 centimètres et pesait environ 40 kilogrammes. Il présentait un étrange mélange de caractéristiques primitives et modernes, avec des épaules de singe et un cerveau minuscule, à peine plus grand que celui d’un chimpanzé”, rappelle Lee Berger, de l’université de Witwatersrand, en Afrique du Sud, au New Scientist.

C’est sans doute ses mensurations réduites qui ont aidé H. naledi à se frayer un chemin dans l’étroit dédale de grottes du complexe. Mais selon Lee Berger, leur taille ne suffisait pas, ils devaient impérativement maîtriser le feu pour s’orienter dans ces lieux obscurs. La confirmation est venue par la découverte de traces de suie par le chercheur dans une des chambres du complexe, puis, “dans une autre zone, d’un empilement de roches brûlées, avec une base de cendres et d’os brûlés”, ajoute l’hebdomadaire britannique.

Pas besoin d’un gros cerveau

Selon le New Scientist, “il s’agit d’une découverte remarquable, car de nombreux chercheurs pensaient qu’il était impossible pour un homininé au cerveau si petit de faire et d’utiliser du feu dans un système de grottes. Bien que nous ayons des preuves que les anciens humains vivant dans ce qui est aujourd’hui le Kenya pouvaient contrôler le feu il y a 1,5 million d’années.” “Cette capacité est généralement associée à Homo erectus, au cerveau plus gros”, explique Lee Berger.

D’autres scientifiques, moins enthousiastes, comme Chris Stringer, du Muséum d’histoire naturel de Londres, soulignent qu’“il est impossible d’évaluer correctement les affirmations de Lee Berger sans voir toutes les preuves”. De son côté, Lee berger n’en démord pas. Il continue de penser que si des humains à l’intelligence réduite et dotés de nombreuses caractéristiques primitives possédaient les facultés cognitives complexes requises pour fabriquer et contrôler le feu, alors “nous commençons à voir l’émergence d’une voie culturelle et d’un comportement que nous pensions, jusqu’à présent, être le domaine d’[Homo sapiens et de l’homme de Néandertal]”.

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