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Une grève par jour : au Royaume-Uni, un calendrier de l’Avent de la grogne sociale

Un mouvement social par jour, minimum, du 1er au 24 décembre : les travailleurs britanniques inaugurent cette année un “calendrier de l’Avent des grèves”, constate The Daily Telegraph.

De l’Angleterre à l’Écosse, des enseignants aux ambulanciers, en passant par les moniteurs de conduite, les chauffeurs de bus, les chercheurs et les convoyeurs de fonds, la colère monte. “Face à une inflation galopante aux répercussions redoutables sur le coût de la vie, les syndicats réclament des augmentations records, explique le quotidien conservateur. L’inflation atteint les 11,1 %, du jamais-vu depuis quarante et un ans.”

Certains, comme les cheminots, poursuivent un bras de fer engagé depuis le printemps. D’autres, à l’image des infirmiers, exaspérés par l’état de délabrement du système de santé public, ont voté la grève pour la première fois de leur histoire (les 15 et 20 décembre).

“Hiver du mécontentement”

Et la liste des professions concernées pourrait encore s’allonger dans les jours à venir, prévient le journal de Londres. “Le principal syndicat des fonctionnaires, qui englobe notamment les agents aux frontières, les agents du bureau des passeports et les employés des autoroutes, ont voté pour cesser le travail, mais les journées d’action restent à déterminer.”

D’après le rédacteur en chef du Sunday Telegraph, cet “hiver du mécontentement” signe l’échec des conservateurs à la tête du pays. “Le gouvernement n’a pas la moindre stratégie pour faire baisser l’inflation (autre que d’attendre que ça passe)”, déplore Allister Heath, déçu par les premières semaines de mandat de Rishi Sunak.

Immigration (“les autorités sont démunies face aux traversées irrégulières de la Manche”), service public “en surchauffe”, transition énergétique “sans cap clair”, coût de la vie insoutenable :

“On nous avait promis un gouvernement composé de spécialistes, de pros compétents et sérieux, au sang-froid remarquable, et pourtant Sunak et son équipe sont complètement largués sur tous les sujets qui tiennent à cœur à ceux qui auraient encore eu envie de voter conservateur.”

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