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Faire chambre à part, le « début de la fin » du couple ?

77 % des Français faisant chambre à part considèrent cette solution comme « contre la gêne (ronflements, bougeotte, forte respiration) », indique l'Ifop.  - Credit:www.alamy.com / Alamy Stock Photo / Abaca
77 % des Français faisant chambre à part considèrent cette solution comme « contre la gêne (ronflements, bougeotte, forte respiration) », indique l'Ifop. - Credit:www.alamy.com / Alamy Stock Photo / Abaca

Comme tous les soirs, depuis trois ans, Véronique, Rochelaise de 52 ans, lit quelques pages d'un roman sur le canapé du salon, dépose un baiser sur l'épaule de son mari et gagne sa chambre, au bout du couloir. Après vingt-cinq ans de mariage et presque autant d'années à partager le même lit, le couple fait chambre à part.

L'idée « couvait depuis longtemps », confie la quinquagénaire. C'est le départ du domicile de leur fille, dont elle a pu investir la chambre, qui l'a « décidée ». « Je crois que nous ne sommes pas faits pour dormir ensemble ! Aussi loin que je me souvienne, nous n'avons jamais pu nous accorder sur ce point : Il est du soir, moi du matin. Il dort peu, est agité et j'ai besoin de huit heures pour être bien… »

Si 84 % des couples français préfèrent dormir à deux, ils sont, aujourd'hui, 10 % à déclarer faire chambre à part et 6 % à y aspirer, dévoilait l'Ifop pour Femme actuelle (« Les Français et leur lit »), en 2021.

Une configuration qui séduit jusqu'à 15 % des couples au Royaume-Uni – deux fois plus qu'il y a dix ans – relayait, la même année, le quotidien The Telegraph. Les articles de presse allant jusqu'à évoquer un « phénomène », usant de l'expression, peu reluisante, de « sleep divorce » (divorce du sommeil).

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De fait, « certains de ces couples traversent une période d'éloignement, pérenne ou non, avec le besoin de retrouver un espace personnel, où se ret [...] Lire la suite