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Equipe de France Espoirs: ses objectifs avec Troyes, Thierry Henry, son avenir... entretien avec Thierno Baldé

Thierno Baldé, qu'est-ce que ça vous fait d'être ici, de découvrir les lieux?

C'est un honneur. J'étais très content, surpris aussi lors de la révélation de la liste par rapport à la descente en Ligue 2 de Troyes, le fait aussi que je n'ai pas joué les derniers matchs. C'est un honneur de représenter l'équipe de France Espoirs et d'être ici.
Quel est votre sentiment par rapport à la nomination de Thierry Henry en tant que sélectionneur des Espoirs?

C'est une figure emblématique du football français, de l'équipe de France et du football international. C'est vrai que c'est un peu impressionnant.
On le dit chambreur...

Oui il est très chambreur (sourire). Cela permet de détendre l'atmosphère, de sortir parfois un peu du sérieux du travail et de créer de l'échange entre tout le monde.
Comment ça se passe avec vos coéquipiers?

La plupart, on a fait le Tournoi de Toulon ensemble. On a aussi fait quelques sélections ensemble. L'intégration s'est bien passée, ça a rigolé, fait connaissance... tout le monde s'entend bien.
Parlez-nous de votre poste préférentiel et de votre polyvalence...

C'est vrai que je préfère jouer latéral droit. La saison dernière, j'ai joué piston droit, c'était un poste différent pour moi mais je me suis adapté. J'aime bien me projeter, défendre aussi et amener le danger offensivement.
Quand vous entendez qu'il n'y a pas beaucoup de profils de latéraux, qu'est-ce que ça fait naître chez vous?

De l'ambition et des objectifs aussi pour atteindre l'équipe de France A. Mais il faut prendre étape par étape, ne pas être pressé. C'est avec l'équipe de France Espoirs que j'aurai cette opportunité.
Pourriez-vous vous adapter dans l'axe?

Ça ne m'embête pas. C'est vrai que ça fait longtemps que je n'ai pas joué dans l'axe. J'ai beaucoup évolué dans une défense à trois en axe droit. Mais ça ne m'embête pas. Si je dois dépanner ou être à ce poste, je m'adapterai.
Comment vivez-vous la concurrence, notamment avec Malo Gusto?

La concurrence, c'est toujours bon. Cela permet de faire monter ses exigences. Dans tous les cas, la concurrence sera saine, il n'y aura pas d'animosité.
Contrairement à d'autres joueurs de l'équipe, vous n'avez pas changé de club cet été et êtes resté à Troyes alors que plusieurs clubs étaient intéressés (Lille, en Allemagne). Pourquoi?

Ce sont des discussions entre clubs et agents. Ce sont des intérêts qui font plaisir, ça montre que ce que j'ai fait n'est pas passé inaperçu, que j'ai fait des bonnes performances. Le mercato est fini, je dois penser à autre chose et me reconcentrer sur le terrain. Je pensais aussi partir mais maintenant que je suis là, je vais me donner à fond pour atteindre mes objectifs de cette année et tout battre en Ligue 2.
Pensez-vous qu'évoluer en Ligue 2 peut vous désavantager?

Oui c'est pour ça que je ne pensais pas être appelé dans la liste parce que je suis le seul joueur de Ligue 2. Mais maintenant que je suis ici, à moi de montrer que la Ligue 2, ça ne change rien. A moi de performer sur le terrain pour être de nouveau appelé.
Quels échanges avez-vous eus avec Thierry Henry?

J'ai discuté sur le terrain, il m'a donné des indications par rapport à mon poste, à l'endroit où me placer, à sa philosophie de jeu.
Quels sont vos objectifs?

Avec Troyes, c'est obtenir ce que je n'ai pas eu la saison dernière en termes de statistiques, être plus décisif: plus de passes décisives, plus de buts. Quand je regarde le football aujourd'hui, j'ai l'impression que les stats sont privilégiées par rapport aux performances. Et revenir ici en sélection, c'est ce qui va me pousser à performer en Ligue 2.
En tant que titi du PSG (il est parti en prêt au Havre en 2021 puis à Troyes en 2022), quel regard portez-vous sur votre ancien club qui est en train d'évoluer?

C'est bien. Ils nous avaient parlé des projets qu'ils avaient vis à vis du centre de formation. C'est l'un des meilleurs clubs français et du monde. Voir qu'il prend de l'ampleur, ça me fait plaisir. J'ai grandi en région parisienne, j'ai supporté ce club, j'y ai signé mon premier contrat professionnel là-bas, je suis content aussi.

Article original publié sur RMC Sport