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Droits télé du foot : pourquoi le Sénat se penche sur l’accord CVC-LFP

Vincent Labrune est le président de la Ligue de football professionnel.  - Credit:Gabrielle Cezard/Sipa
Vincent Labrune est le président de la Ligue de football professionnel. - Credit:Gabrielle Cezard/Sipa

Deux ans plus tard, le Sénat demande des comptes. Le 2 mars 2022, le président de la République promulguait la loi visant à démocratiser le sport en France. Celle-ci entérinait notamment la possibilité pour la Ligue professionnelle de football (LFP) de créer une société commerciale (LFP Media) lui permettant dès lors de céder une partie de ses parts.

Cette société commerciale avait conclu un « accord d'engagement ferme d'investissement » avec le fonds CVC, le 31 mars 2023 : 1,5 milliard d'euros contre 13,04 % des parts de LFP Media. Concrètement, sur ce milliard et demi, les quarante clubs professionnels se sont partagé 1,13 milliard d'euros en échange, chaque année, de 13,04 % de l'ensemble des revenus générés par la société commerciale et pas seulement les droits télévisuels des Ligue 1 et Ligue 2, qui sont en cours de négociation en gré à gré pour la période 2024-2029, quel que soit le montant de ces droits.

« Nous voulons savoir quelle plus-value cette société apporte pour les clubs d'un point de vue commercial, technique et dans le développement de l'attractivité du championnat de France à l'étranger », a déclaré Laurent Lafon, sénateur Union des démocrates et indépendants du Val-de-Marne et président de la commission de la Culture, de l'Éducation et du Sport du Sénat.

« Obnubilés par le milliard et demi »

Il faut dire que la signature de cet accord avait généré un flot d'interrogations dans le monde du ballon rond. Notamment au sujet de la répartition [...] Lire la suite