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Colère des agriculteurs : le gouvernement promet des annonces « dans les prochains jours »

Les reports successifs du projet de loi agriculture, promis il y a plus d'un an par Emmanuel Macron, mettent en colère les agriculteurs.  - Credit:KONRAD K./SIPA / SIPA / KONRAD K./SIPA
Les reports successifs du projet de loi agriculture, promis il y a plus d'un an par Emmanuel Macron, mettent en colère les agriculteurs. - Credit:KONRAD K./SIPA / SIPA / KONRAD K./SIPA

Routes bloquées, appels médiatiques, bientôt des bâchages de radars : soutenus par une large part de la classe politique, les agriculteurs français ne désarment pas pour obtenir des « mesures concrètes » du gouvernement de Gabriel Attal qui a accueilli les syndicats majoritaires lundi soir pendant un peu plus de deux heures, sans aucune annonce à la sortie.

Il n'y aura « pas de levée des actions » menées par les agriculteurs tant qu'il n'y aura « pas de décisions concrètes » de l'exécutif, a déclaré lundi à la sortie de cette rencontre le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau. « On attend du Premier ministre que, dans la semaine, il puisse faire un certain nombre de déclarations qui fassent bouger les lignes sensiblement », a-t-il précisé.

Gabriel Attal veut « aller vite », « dans la semaine » pour certaines annonces, a affirmé le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, qui s'est exprimé après la FNSEA et le syndicat Jeunes Agriculteurs au sortir de la réunion. Mais la colère gronde. Depuis jeudi soir, plusieurs dizaines d'exploitants bloquent l'autoroute A64, qui relie Toulouse à Bayonne, à hauteur de Carbonne, en Haute-Garonne. Des manifestations provoquées par des charges financières et des normes environnementales jugées trop lourdes. La hausse progressive de la fiscalité sur le gazole non routier (GNR) amplifie le ras-le-bol.

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