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Gabriel Attal promet une « exception agricole française », mais ne convainc pas

Gabriel Attal promet un
Gabriel Attal promet un

Peut-on résoudre, en un discours, vingt ans d'erreurs de politiques publiques ayant progressivement conduit la « ferme France » au bord de l'implosion ? Les plus aguerris des syndicalistes agricoles n'attendaient pas grand-chose de la déclaration du jeune Premier ministre devant l'Assemblée nationale, lue avec conviction, mais sous les huées incessantes de l'opposition. « La crise est trop profonde, les revendications trop grandes pour qu'il puisse nous faire des annonces dans le cadre d'une déclaration de politique générale », admettait mardi soir le président de la FDSEA des Yvelines, Cyrille Milard. Tout en regrettant que Gabriel Attal n'ait pas su trouver les mots qui auraient apaisé les tensions – au moins pour quelques heures. « Au moment où je vous parle, les gars sont en train de bloquer la Francilienne. Certains arrivent d'autres départements, ils ont fait 350 kilomètres en tracteur et se sont galvanisés pendant dix heures. Le préfet hurle… Mais je ne suis pas sûr de pouvoir tenir les troupes. Il va rapidement falloir du concret… »

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Des mesures conjoncturelles

Du concret : c'est ce qui, précisément, faisait défaut. Certes, Gabriel Attal a promis un « réarmement agricole ». Mais après les réarmements civique, démographique et économique promis par Emmanuel Macron sans que l'on sache à quels moyens porterait l'ambition, la formule est tombée à plat. Ont suivi une série d'annonces très sectorielles, la [...] Lire la suite